Le procès du commandant chinois du Borocay, un pétrolier de la flotte fantôme russe arraisonné par la France, s'est ouvert ce lundi 23 février à Brest en son absence. Le commandant, Chen Zhangjie, 39 ans, est jugé pour avoir refusé d'obtempérer lors de l'inspection de son navire par la marine française.

Le contexte de l'affaire

Le Borocay, également connu sous le nom de Phoenix, a été arraisonné par la marine française en septembre au large de la Bretagne. Le navire était suspecté d'être impliqué dans les survols de drones ayant perturbé le trafic aérien danois en septembre. Deux employés d'une société de sécurité privée russe, chargés de surveiller l'équipage et de collecter du renseignement, se trouvaient à bord du Borocay.

Les deux hommes, âgés de 34 et 40 ans, étaient employés par le groupe de sécurité privée russe Moran Security Group. L'un d'eux est un ancien policier passé par la sulfureuse société Wagner. Selon Me Henri de Richemont, avocat de Chen Zhangjie, « mon client n'a rien à voir avec cette présence, ce n'est pas lui qui met les Russes à bord de son navire ».

Les faits reprochés au commandant

La justice reproche à Chen Zhangjie d'avoir refusé d'obtempérer lors de l'inspection de son navire par la marine française le 27 septembre. Le navire de 244 mètres de long naviguait dans les eaux internationales au large de l'île d'Ouessant. Chen Zhangjie risque un an d'emprisonnement et 150 000 euros d'amende.

Me de Richemont a annoncé qu'il demanderait au tribunal de Brest de se déclarer incompétent, car les faits s'étant déroulés dans les eaux internationales, « le droit français n'a pas vocation à s'appliquer ». Selon lui, c'est la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, dite « de Montego Bay », qui s'applique dans ce cas de figure.

La flotte fantôme russe

La flotte fantôme russe est utilisée par Moscou pour contourner les sanctions occidentales contre ses ventes de pétrole. Le Boracay, qui bat désormais pavillon russe, avait repris la mer cinq jours après avoir été arraisonné par la marine française. Il mouillait lundi près du port de Rizhao, dans le nord-est de la Chine, selon le site Marine Traffic.

D'après les dispositions de la Convention de Montego Bay, ce sont les tribunaux béninois ou chinois qui seraient compétents pour juger Chen Zhangjie, selon Me de Richemont. Le commandant chinois est représenté devant le tribunal correctionnel de Brest par son avocat, en son absence.

Les enjeux plus larges

L'affaire du Borocay soulève des questions plus larges sur les sanctions occidentales contre la Russie et les moyens utilisés par Moscou pour les contourner. Elle met également en lumière les activités de la flotte fantôme russe et les risques qu'elle pose pour la sécurité maritime et aérienne.

Les événements récents ont montré que la flotte fantôme russe est capable de mener des opérations complexes et de contourner les sanctions internationales. Cela soulève des inquiétudes sur la capacité des pays occidentaux à contrôler les activités de la Russie et à prévenir les risques potentiels pour la sécurité.

En conclusion, le procès du commandant du Borocay est un épisode important dans l'affaire de la flotte fantôme russe. Il soulève des questions plus larges sur les sanctions internationales, la sécurité maritime et aérienne, et les moyens utilisés par la Russie pour contourner les restrictions.

Les enjeux principaux de l'affaire du Borocay sont les sanctions occidentales contre la Russie, les moyens utilisés par Moscou pour les contourner, et les risques posés par la flotte fantôme russe pour la sécurité maritime et aérienne.

Le tribunal de Brest est compétent pour juger le commandant du Borocay, Chen Zhangjie, pour avoir refusé d'obtempérer lors de l'inspection de son navire par la marine française. Cependant, Me de Richemont a annoncé qu'il demanderait au tribunal de se déclarer incompétent, car les faits s'étant déroulés dans les eaux internationales.