La canicule qui frappe actuellement la France met à rude épreuve le réseau ferroviaire, comme le rapporte BFM Business. Les trains sont régulièrement annulés, et les passagers sont souvent enfermés dans des rames transformées en étuve. Cependant, la SNCF tente d’anticiper le réchauffement climatique et les canicules en prenant des mesures pour adapter son réseau et ses trains.

Ce qu'il faut retenir

  • Le réseau ferroviaire français sera 2,5 fois plus exposé à l'horizon 2050 selon les prévisions de la SNCF.
  • Les trains les moins résistants à la chaleur sont les rames Corail, utilisées sur les lignes Intercités.
  • La SNCF prévoit de remplacer ces trains par du matériel neuf baptisé Oxygène, capable de résister à des températures extérieures de 41 à 45 degrés.
  • Le TGV M, qui commencera à circuler à la rentrée, a également été conçu pour résister aux très fortes chaleurs.
  • La SNCF profite des travaux de modernisation pour s'adapter au changement climatique, notamment en modernisant les caténaires et les infrastructures.

Les défis du réseau ferroviaire

Le défi est de taille pour la SNCF, selon ses prévisions, à l’horizon 2050, les impacts du réchauffement climatique sur l’exploitation de son réseau ferroviaire seront multipliés par 2,5. Les trains les moins résistants à la chaleur sont les rames Corail, utilisées sur les lignes Intercités, qui possèdent bien des climatiseurs mais dont la conception ancienne ne leur assure pas la même robustesse que celle des trains plus récents.

Les caténaires modernes que la SNCF déploie dans le cadre de la modernisation du réseau sont plus résistantes à ces variations de température. Les plus anciennes sont plus sujettes aux effets de la chaleur que les rails et n’ont pas été conçues pour des chaleurs et des amplitudes de températures aussi importantes.

Les mesures prises par la SNCF

La SNCF prend des mesures pour adapter son réseau et ses trains. Les prochains Eurostar, les trains qui circulent dans le Tunnel sous la Manche, pourront également résister à des températures extrêmes. La semaine dernière, la compagnie a modifié ses spécifications techniques de sa commande faite à Alstom, initialement prévues pour une température maximale de 45 degrés, à la suite de températures inhabituellement élevées enregistrées dans la région.

La modernisation des Technicentres, ces cathédrales industrielles qui servent à la maintenance des trains, prend également en compte les pics de chaleur. Exemple à Villeneuve Saint-Georges, dans le Val-de-Marne, au sud-est de Paris, un site de 31 hectares, où 11 bâtiments sont en cours de construction après la destruction des installations préexistantes, conçu pour accueillir les nouvelles rames progressivement mises en service sur la ligne D du RER et la ligne R du Transilien.

Et maintenant ?

La SNCF devrait continuer à prendre des mesures pour s'adapter au changement climatique. Les prochaines étapes attendues incluent la mise en service des nouveaux trains Oxygène et TGV M, ainsi que la modernisation des infrastructures. Il est important de noter que le groupe dépense 3 milliards d'euros par an dans des travaux de régénération, mais qu'il lui manque 1,5 milliard supplémentaire pour maintenir à l'équilibre le réseau.

En conclusion, la SNCF tente de prendre des mesures pour anticiper le réchauffement climatique et les canicules, mais il reste encore beaucoup à faire pour assurer la résilience de son réseau ferroviaire. Les prochaines années seront cruciales pour voir si ces efforts porteront leurs fruits.