Selon Le Figaro, le Royaume-Uni connaît désormais un climat profondément différent de celui qui prévalait au XXe siècle, avec des températures en hausse constante et des épisodes extrêmes toujours plus fréquents. L'année 2025 a été la plus chaude jamais enregistrée au Royaume-Uni, avec une moyenne de 10,1°C, et a également été la plus ensoleillée depuis 1910.
Ce qu'il faut retenir
- Le Royaume-Uni a enregistré 297 jours de vague de chaleur marine en 2025, soit plus que toute autre année depuis 1982.
- Les quatre dernières années figurent parmi les cinq plus chaudes jamais enregistrées depuis 1884.
- Le nombre de journées avec plus de 30°C et de nuits avec plus de 18°C a plus que quadruplé à Londres par rapport à la période 1961-1990.
Une évolution qui s'accompagne d'une intensification des extrêmes
Le rapport de l'agence météorologique britannique (Met Office) souligne que « ce que nous considérons comme un climat 'normal' - notamment les épisodes les plus chauds et les plus froids que nous pouvons habituellement attendre au cours d'une année - a profondément changé par rapport à ce qu'il était pendant la majeure partie du XXe siècle ». Les auteurs ajoutent que « le printemps et l'été 2025 combinés ont affiché une anomalie de température maximale moyenne de +2,1°C », ce qui en fait les plus chauds depuis le début des relevés.
Des entreprises prennent acte de cette évolution
Certaines entreprises ont pris acte de cette évolution, le Royaume-Uni venant de subir deux vagues de chaleur inédites en mai et en juin. La chaîne de distribution Marks & Spencer a récemment annoncé des investissements dans des équipements capables d'affronter des températures pouvant atteindre 45°C. De son côté, Eurostar vient de réviser les spécifications de sa récente commande de trains à grande vitesse, afin que la climatisation fonctionne par des températures allant jusqu'à 55°C, contre 45°C initialement.
Le Royaume-Uni devra désormais s'adapter à ce nouveau climat, avec des températures en constante augmentation et des épisodes extrêmes de plus en plus fréquents. Les conséquences de cette évolution seront à surveiller de près dans les prochaines semaines et les prochains mois.