Lorsqu'on réussit mais qu'on doute, lorsqu'on est reconnu, promu, valorisé... mais qu'on se sent toujours un peu comme un imposteur, cela peut être un vrai casse-tête. Le syndrome de l'imposteur touche un large éventail de profils, souvent très performants, et semble défier toute logique face aux preuves tangibles de réussite. Comment expliquer ce phénomène et atténuer ses effets ? Et quel rôle les entreprises pourraient-elles jouer dans ce défi ? Nous avons décortiqué la question avec Christèle Albaret, autrice de l'ouvrage 'La charge émotionnelle, comment s'en libérer' (éd. Larousse).
Les dessous du syndrome de l'imposteur
Déroutant et pourtant bien réel, ce sentiment d'illégitimité peut s'immiscer subrepticement dans l'esprit des personnes les plus accomplies. On pourrait se demander si le succès n'est pas le terreau fertile de cette remise en question permanente. Autant dire que la confiance en soi peut parfois être un équilibre fragile.
Les mécanismes à l'œuvre
Se sentir frauduleux, redouter à tout instant d'être démasqué, voilà des pensées qui résonnent chez bon nombre de personnes. Mais comment expliquer que ces pensées persistantes ne s'évanouissent pas malgré les succès accumulés ? Difficile de dire avec certitude pourquoi certaines personnes y sont plus sujettes que d'autres.
Le rôle des entreprises
Côté entreprises, la reconnaissance du travail accompli, la valorisation des compétences et des réalisations peuvent jouer un rôle crucial dans la lutte contre ce syndrome. Accorder de l'importance à l'estime de soi des collaborateurs, les encourager et les soutenir activement peut faire la différence.
Et maintenant, que faire ?
Alors, comment dépasser ce sentiment d'illégitimité et s'épanouir pleinement dans ses réussites ? Il n'existe pas de solution universelle, mais travailler sur la confiance en soi, se donner le droit à l'erreur et se rappeler que la perfection n'est pas de ce monde peuvent être des pistes à explorer.
Conclusion
Le syndrome de l'imposteur, complexe et insaisissable, touche de nombreux individus, même les plus brillants. Le chemin vers la reconnaissance de ses propres mérites peut être semé d'embûches, mais prendre conscience de ce phénomène est déjà un premier pas vers l'acceptation de soi. Et puis, comme on dit, 'Rome ne s'est pas construite en un jour'...