Samedi, le site internet de la présidence kényane a été victime d'une attaque informatique, avec une demande de rançon, selon plusieurs médias kényans. Cette attaque a conduit à la fermeture temporaire du site, comme l'a indiqué le ministre de l'Information, William Kabogo Gitau, qui a mentionné la « détection d'un incident » sans confirmer l'acte de piraterie, rapporte Le Figaro.
Les pirates informatiques ont laissé des messages critiques adressés au chef de l'État, William Ruto, sur la page de garde du site, avec une demande de rançon de 5 bitcoins, soit environ 280 000 euros. Ils menacent de diffuser des informations non précisées si leurs exigences ne sont pas satisfaites, selon les mêmes sources.
Ce qu'il faut retenir
- Le site de la présidence kényane a été piraté avec une demande de rançon.
- Les pirates ont laissé des messages critiques adressés au chef de l'État.
- Une demande de rançon de 5 bitcoins a été exigée.
- Le site a été fermé temporairement pour des raisons de sécurité.
- Le ministre de l'Information a mentionné la « détection d'un incident » sans confirmer l'acte de piraterie.
Contexte
Cette attaque intervient après que plusieurs ministères kényans aient déjà été victimes d'attaques informatiques en novembre dernier. Interpol avait signalé en juin 2025 une « forte augmentation » de la cybercriminalité en Afrique de l'Ouest et de l'Est, avec des alertes aux escroqueries en ligne présumées ayant cru de manière significative.
Près de 18 000 cyberattaques ou tentatives avaient été détectées en Afrique du Sud et plus de 12 000 au Kenya, deux économies considérées comme « fortement numérisées », selon Interpol. Certaines de ces attaques avaient touché des infrastructures essentielles.
Conséquences et mesures
Le ministre de l'Information a assuré que « rien n'indique un accès non autorisé à des données sensibles, une exfiltration de données ou une perte d'informations » et que les systèmes et services numériques du gouvernement demeurent « sécurisés et opérationnels ».
Le site de la présidence a été fermé temporairement pour faciliter les opérations de confinement, d'analyse forensique et de restauration, selon le ministre.
La situation est en cours de suivi et des mises à jour sont attendues sur les prochaines étapes et les conséquences potentielles de cette attaque.