En Hongrie, la cuisine à la marmite est imprégnée de l'héritage des bergers de l'Alfold, vaste bassin au sud-est du pays, connus pour des plats emblématiques comme le goulasch et le slambuc. Ce dernier, moins répandu que le lecso ou le porkolt, incarne parfaitement la cuisine rurale hongroise, réputée pour son rissolage associé aux plats asiatiques, selon nos confrères de Courrier International.
Ce qu'il faut retenir
- Le slambuc hongrois est un plat traditionnel mêlant pâtes, patates, lard et paprika, cuit dans une marmite robuste.
- Il tire ses origines de la Grande plaine hongroise, où les bergers concoctaient des plats simples à base de céréales.
- La préparation du slambuc demande habileté et une marmite suspendue au-dessus d'un feu de bois.
- Les gestes traditionnels incluent des rotations précises du chaudron pour assurer la qualité du plat.
Les origines du slambuc
Les bergers hongrois de la Grande plaine se nourrissaient principalement de lard, de pâtes et de gruau, agrémentés de pain et de viande d'animaux blessés ou morts. Ainsi, les plats cuits dans les marmites étaient souvent à base de millet ou de pâtes sautées, à l'image du slambuc.
La préparation du slambuc
La confection du slambuc nécessite du lard de qualité, des pommes de terre légèrement cuites et des pâtes lebbencs, similaires à des feuilles de lasagnes brisées. Après avoir doré les pâtes dans le lard, elles doivent être cuites juste ce qu'il faut pour rester plus fermes que les pommes de terre.
La recette traditionnelle
La préparation du slambuc commence par faire revenir le lard en morceaux dans une marmite, puis à ajouter les oignons hachés dans la graisse. Après l'ajout de paprika et de tomates, les pâtes sont intégrées pour être revenues ensemble. Le chaudron est retiré du feu à un stade précis pour être remué exactement 32 fois, accompagné de sel, poivre et paprika, selon la tradition.
