Les autorités kényanes ont récemment condamné Zhang Kequn à un million de shillings kényans (6 500 euros) et douze mois de prison pour avoir tenté de faire sortir plus de 2 200 fourmis vivantes du Kenya, dont la majorité appartenait à une espèce commune dans le pays, la fourmi moissonneuse. Cette saisie a mis en lumière un trafic international visant à satisfaire les collectionneurs prêts à débourser des sommes importantes pour constituer des colonies d'insectes rares.

Ce qu'il faut retenir

  • Zhang Kequn condamné pour trafic de fourmis vivantes du Kenya vers la Chine
  • Les collectionneurs internationaux prêts à payer cher pour ces insectes rares
  • Lutte renforcée contre la biopiraterie de la faune sauvage en Afrique

Commerce illicite en expansion

Cette affaire a mis en lumière l'absence de législation spécifique régulant le commerce d'animaux vivants, favorisant ainsi le développement d'un nouveau type de trafic illégal d'insectes. Des termites, des grenouilles et même des œufs de serpent ont également été découverts dans les bagages de suspects tentant de quitter le pays.

Renforcement de la lutte contre la biopiraterie

La décision du tribunal kényan a été saluée par la presse africaine comme un signal fort dans la lutte contre la biopiraterie de la faune sauvage. Cependant, les lacunes législatives subsistent, mettant en évidence la nécessité d'une réglementation plus stricte pour prévenir ce type de trafic nuisible à la biodiversité.

Et maintenant ?

Il est crucial que les autorités renforcent leur vigilance et leur législation pour lutter efficacement contre le trafic d'animaux vivants et préserver la faune sauvage du Kenya. Des mesures plus strictes pourraient dissuader les trafiquants et protéger l'écosystème fragile de la région.

Photo : Des tubes à essai utilisés par les contrebandiers pour transporter les fourmis vivantes hors du Kenya, à l’aéroport Jomo-Kenyatta de Nairobi, le 17 mars 2026. Crédit photo : TONY KARUMBA/AFP