Selon nos confrères de Le Monde, une opération de sauvetage sans précédent a eu lieu en septembre 2025, lorsque les gardes-côtes du Somaliland ont sauvé 11 guépardeaux âgés de quelques jours seulement, qui étaient entassés dans des sacs de pommes de terre dissimulés dans la cale d’un dhow. Ce type d’embarcation traditionnelle est généralement destiné à la pêche, mais dans le bras de mer qui sépare la Somalie du Yémen, il sert également de vecteur à tous les trafics, y compris celui de guépards originaires de la Corne de l’Afrique à destination des pays du Golfe.
Ces guépards sont considérés comme des trophées et sont affichés sur les réseaux sociaux comme un symbole ultime de puissance, souvent assis sur le siège passager de voitures de luxe ou attachés dans de gigantesques zoos privés. La prise est, à ce jour, l’une des plus grandes opérations de sauvetage menées par les autorités du Somaliland, république autoproclamée du nord de la Somalie, dans sa lutte contre la contrebande de ces félins menacés d’extinction.
Ce qu'il faut retenir
- 11 guépardeaux ont été sauvés par les gardes-côtes du Somaliland en septembre 2025.
- Ces guépards étaient destinés à être exportés illégalement vers les pays du Golfe.
- Le trafic de guépards est une menace importante pour la conservation de l’espèce, avec des centaines d’individus exportés illégalement chaque année.
Le contexte du trafic de guépards
Le trafic de guépards est un problème complexe qui implique plusieurs acteurs, dont les pays de la Corne de l’Afrique, les pays du Golfe et les réseaux de trafiquants. Les guépards sont souvent braconnés dans leur habitat naturel et transportés illégalement vers les pays du Golfe, où ils sont vendus comme animaux de compagnie ou utilisés pour la chasse.
D’après les experts, il ne reste plus que 500 guépards dans la Corne de l’Afrique et 7 100 dans le monde. Le temps presse pour mettre fin à ce trafic et protéger l’espèce.
Les efforts de conservation
Le Cheetah Conservation Fund, une fondation canadienne, s’efforce de protéger les guépards et de mettre fin au trafic. Le centre de Geed Deble, situé en pleine savane, à une heure de route de la capitale du Somaliland, Hargeisa, héberge 127 guépards qui ont été arrachés soit des mains des fermiers qui les ont braconnés, soit des trafiquants qui s’apprêtaient à leur faire traverser le golfe d’Aden jusqu’aux côtes yéménites.
Chris Wade, le directeur du Cheetah Conservation Fund, a déclaré que « un tiers des guépards restants de la Corne de l’Afrique se trouvent ici ». Les efforts de conservation sont cruciaux pour protéger l’espèce et mettre fin au trafic.
Les enjeux
Le trafic de guépards a des implications importantes pour la conservation de l’espèce, ainsi que pour les pays impliqués. Les pays de la Corne de l’Afrique et les pays du Golfe doivent travailler ensemble pour mettre fin au trafic et protéger les guépards.
Les enjeux économiques et politiques sont également importants, car le trafic de guépards peut avoir des conséquences négatives sur les économies locales et les relations entre les pays.
En conclusion, le trafic de guépards est un problème complexe qui nécessite une coopération internationale et des efforts de conservation renforcés. Les pays impliqués doivent travailler ensemble pour protéger les guépards et mettre fin au trafic.
