Le 24 février 2026, une découverte importante a été annoncée dans le domaine de l'astrophysique, concernant l'origine des astéroïdes binaires en contact, surnommés « bonhommes de neige » en raison de leur forme caractéristique. Cette avancée est le résultat des travaux menés par les chercheurs de l'Université d'État du Michigan, qui ont proposé une nouvelle théorie pour expliquer la formation de ces objets célestes.

Ces « bonhommes de neige » sont des astéroïdes composés de deux sphères accolées, qui se trouvent dans la Ceinture de Kuiper, une région située au-delà de Neptune. L'un des exemples les plus connus est Arrokoth, un astéroïde qui a été photographié par la sonde New Horizons en 2019. Les chercheurs ont longtemps tenté de comprendre comment ces objets se forment, et les travaux de Jackson Barnes et de ses collègues pourraient enfin apporter une réponse à cette question.

La formation des planètes

La formation des planètes est un processus complexe qui implique l'effondrement gravitationnel d'une nébuleuse de gaz et de poussière en rotation. Ce processus donne naissance à un disque de matière qui entoure une jeune étoile, et dans lequel les planètes se forment. Les chercheurs ont longtemps pensé que les collisions entre les planétésimaux, les blocs de roche qui constituent les planètes, étaient généralement violentes et aboutissaient à la fragmentation de ces objets.

Cependant, les observations ont montré que certains astéroïdes, comme Arrokoth, ont une forme de deux sphères accolées, ce qui suggère que les collisions entre les planétésimaux pourraient être plus douces que prévu. Les travaux de Jackson Barnes et de ses collègues ont permis de simuler la formation de ces astéroïdes à partir de l'effondrement gravitationnel d'un nuage de cailloux et de blocs rocheux.

Les simulations numériques

Les simulations numériques menées par les chercheurs ont montré que la formation de ces astéroïdes binaires en contact pourrait se produire par l'effondrement gravitationnel direct d'un nuage de cailloux et de blocs rocheux. Dans cette hypothèse, les planétésimaux qui se forment à partir de ce nuage entrent en collision et fusionnent doucement, tout en conservant leur forme sphérique.

Ces simulations ont également permis de comprendre comment les orbites de ces objets pourraient s'enrouler en spirale vers l'intérieur, jusqu'à ce que les deux sphères entrent en contact et fusionnent. Les résultats de ces simulations sont présentés dans un article publié dans la revue Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

Les implications de cette découverte

La découverte de la formation des astéroïdes binaires en contact à partir de l'effondrement gravitationnel d'un nuage de cailloux et de blocs rocheux a des implications importantes pour notre compréhension de la formation des planètes. Elle suggère que les collisions entre les planétésimaux pourraient être plus douces que prévu, et que les planètes pourraient se former à partir de la fusion de ces objets.

Cette découverte ouvre également de nouvelles perspectives pour l'étude de la formation des planètes et des astéroïdes dans notre système solaire et dans d'autres systèmes planétaires. Les chercheurs pourront maintenant étudier en détail la formation de ces objets et comprendre mieux les processus qui ont conduit à la formation de notre système solaire.

En conclusion, la découverte de la formation des astéroïdes binaires en contact à partir de l'effondrement gravitationnel d'un nuage de cailloux et de blocs rocheux est une avancée importante dans notre compréhension de la formation des planètes. Elle ouvre de nouvelles perspectives pour l'étude de la formation des planètes et des astéroïdes, et nous permet de mieux comprendre les processus qui ont conduit à la formation de notre système solaire.