Le président équatorien, Daniel Noboa, a décidé d'engager une véritable armée contre le crime organisé en Équateur, selon nos confrères de Courrier International. Depuis le lundi 16 mars, au moins 75 000 soldats sont mobilisés dans quatre provinces – Guayas, El Oro, Los Ríos et Santo Domingo de los Tsáchilas – placées sous couvre-feu pour quinze jours, de 23 heures à 5 heures.

Cette opération, menée avec l'appui des États-Unis, vise à enrayer la spirale de violence qui frappe ce pays andin, considéré il y a encore une décennie comme un havre de paix. En 2025, l'Équateur a enregistré 9 216 homicides, « soit un taux d'homicide de 50,9 pour 100 000, le troisième plus élevé du continent », selon le site InSight Crime. Et les provinces concernées par les mesures d'exception concentrent à elles seules plus de la moitié de ces meurtres.

Ce qu'il faut retenir

  • Le président équatorien, Daniel Noboa, a déployé 75 000 soldats contre les gangs.
  • Quatre provinces sont placées sous couvre-feu pour quinze jours.
  • L'opération vise à enrayer la spirale de violence qui frappe le pays.
  • En 2025, l'Équateur a enregistré 9 216 homicides.

Les opérations en cours

Sur le papier, la première journée a été fructueuse. Selon El Universo, qui exige des citoyens de « comprendre la situation que traverse le pays », 253 personnes ont été interpellées. Parmi elles, un chef des Tiguerones, l'un des gangs qui gangrènent le pays. Cependant, les journalistes n'ont pas pu rendre compte du déroulement des opérations, la presse n'ayant pas été exemptée du couvre-feu.

Les autorités communiquent exclusivement sur les opérations, ce qui limite l'accès à l'information pour les médias. Cette situation soulève des inquiétudes quant à la liberté de la presse et à la transparence des opérations menées par les forces de l'ordre.

Contexte et conséquences

La situation en Équateur est préoccupante, avec une augmentation significative de la violence et des homicides ces dernières années. Les gangs et le trafic de drogue sont considérés comme les principaux facteurs contribuant à cette spirale de violence. Les mesures prises par le gouvernement visent à rétablir l'ordre et la sécurité dans les provinces touchées.

Cependant, il est important de noter que les couvre-feux et les opérations militaires peuvent avoir des conséquences sur la vie quotidienne des citoyens et sur l'économie locale. Il est donc essentiel de trouver un équilibre entre la nécessité de rétablir l'ordre et le respect des droits et libertés des citoyens.

Et maintenant ?

Les prochaines semaines seront cruciales pour évaluer l'efficacité des mesures prises par le gouvernement équatorien. Il faudra attendre pour voir si les opérations menées par les forces de l'ordre seront en mesure de réduire significativement la violence et les homicides dans les provinces touchées. Les réactions de la population et des organisations de défense des droits de l'homme seront également à suivre de près.

En attendant, la situation en Équateur reste tendue, et il est essentiel que les autorités trouvent des solutions durables pour résoudre les problèmes de violence et de sécurité qui affectent le pays.