Les médicaments contre l’obésité et le diabète de type 2, comme l’Ozempic et le Mounjaro, pourraient bientôt faire l’objet de nouvelles recherches pour leurs effets antitumoraux. Selon Courrier International, ces molécules, déjà sous les projecteurs pour leur efficacité dans la perte de poids, suscitent l’intérêt des oncologues lors du prochain congrès de l’American Society of Clinical Oncology (Asco), qui se tient du 29 mai au 2 juin à Chicago aux États-Unis.

Ces traitements, basés sur des analogues du GLP-1 (glucagon-like peptide 1), pourraient en effet contribuer à freiner la progression de certains cancers, réduire les récidives ou même diminuer le risque de développer un cancer du sein. Une piste qui sera explorée lors de la présentation d’une étude menée par Mark Orland, chercheur au centre de recherches sur le cancer Taussig dans l’Ohio. D’après The Wall Street Journal, relayé par Courrier International, cette étude suggère que les patients sous analogues du GLP-1 auraient un risque moindre de progression tumorale comparés à ceux prenant d’autres antidiabétiques.

Ce qu'il faut retenir

  • Les médicaments de type Ozempic et Mounjaro, à base d’analogues du GLP-1, sont étudiés pour leurs effets antitumoraux possibles.
  • Une étude du centre Taussig (Ohio) sera présentée lors du congrès de l’Asco 2026 à Chicago.
  • Les résultats préliminaires indiquent une réduction du risque de progression tumorale chez les patients traités par ces molécules.
  • Les cancers concernés incluent notamment ceux du sein, du rein, du foie, des poumons, du pancréas, de la prostate et colorectal.
  • L’étude porte sur 12 000 patients ayant commencé un traitement antidiabétique après un diagnostic de cancer.

Une étude de grande envergure met en lumière des résultats prometteurs

Pour étayer ses conclusions, Mark Orland et son équipe ont analysé une base de données médicale regroupant près de 12 000 patients ayant entamé un traitement antidiabétique peu après un diagnostic de cancer. Parmi eux, la moitié a reçu des analogues du GLP-1, commercialisés sous les noms d’Ozempic, Wegovy, ou encore Mounjaro. D’après Courrier International, les données révèlent que ces patients présentent un taux de progression tumorale significativement inférieur à celui observé chez les autres.

Les types de cancers étudiés couvrent un large spectre : sein, rein, foie, poumon, pancréas, prostate et colorectal. Bien que les mécanismes exacts restent à élucider, ces résultats ouvrent la voie à de nouvelles hypothèses sur l’impact des analogues du GLP-1 dans la lutte contre le cancer. Les chercheurs soulignent toutefois que ces observations nécessitent des investigations supplémentaires pour confirmer un éventuel effet protecteur.

Un congrès médical sous le signe de l’innovation thérapeutique

Le congrès de l’Asco, qui se tiendra à Chicago à partir du 29 mai, est l’un des plus importants rendez-vous mondiaux en oncologie. Selon Courrier International, cette édition devrait accorder une place centrale aux nouvelles pistes thérapeutiques, notamment celles issues de la recherche sur les traitements métaboliques. L’Ozempic et ses équivalents, initialement conçus pour le diabète de type 2 et l’obésité, pourraient ainsi rejoindre le panel des molécules évaluées pour leurs propriétés anticancéreuses.

D’autres présentations et études sont attendues lors de cet événement, qui rassemble chaque année des milliers de spécialistes. Les discussions porteront également sur les innovations en matière de chimiothérapie, d’immunothérapie et de thérapies ciblées, dans un contexte où la recherche oncologique continue de progresser rapidement.

Et maintenant ?

Les résultats de l’étude de Mark Orland devraient être soumis à une validation scientifique plus large avant toute application clinique. Si les données préliminaires se confirment, les analogues du GLP-1 pourraient intégrer de nouveaux protocoles thérapeutiques, notamment pour les patients atteints de cancers métastatiques. La communauté médicale attend désormais avec intérêt les publications complémentaires et les discussions lors du congrès de l’Asco.

Des questions en suspens

Plusieurs interrogations persistent quant aux mécanismes d’action de ces molécules sur les cellules cancéreuses. Les chercheurs planifient d’approfondir leurs analyses pour déterminer si l’effet observé est direct ou indirect, et si ces traitements pourraient être combinés avec d’autres thérapies existantes. D’après Courrier International, ces travaux s’inscrivent dans une dynamique plus large de recherche sur les liens entre métabolisme et cancer, un domaine en plein essor.

Enfin, l’attention se portera également sur les éventuels effets secondaires ou interactions médicamenteuses. Les analogues du GLP-1, bien que généralement bien tolérés, ne sont pas exempts de risques, notamment digestifs. Leur utilisation dans un cadre oncologique devra donc être évaluée avec rigueur pour garantir la sécurité des patients.

L’étude menée par Mark Orland porte sur plusieurs types de cancers : sein, rein, foie, poumon, pancréas, prostate et colorectal. Les résultats indiquent une réduction du risque de progression tumorale chez les patients traités par des analogues du GLP-1, mais les mécanismes exacts restent à préciser.