Le sculpteur André Eugène a dû quitter Port-au-Prince en 2025. Nichée derrière la Grand-Rue de Port-au-Prince, l'une des galeries d'art les plus singulières d'Haïti, Atis Rezistans, témoigne de trente ans de transformation de déchets en sculptures, ancrée dans la croyance que tout, même les matériaux, peut avoir plusieurs fonctions.

Depuis l'assassinat du président Jovenel Moïse en 2021, la société haïtienne est plongée dans une violence qui a réorganisé sa vie culturelle. Les artistes de la Grand-Rue, jadis soutenus pour leur renommée internationale, se retrouvent dispersés, laissant leur galerie aux affrontements violents.

André Eugène explique : "Nous récupérons ce qui est cassé, abandonné ou sans valeur, et nous le transformons en œuvres puissantes pour dénoncer les injustices."

Ce qu'il faut retenir

  • André Eugène a dû quitter Port-au-Prince en 2025.
  • Atis Rezistans transforme des déchets en sculptures depuis trente ans.
  • La violence post-assassinat de Jovenel Moïse a bouleversé la vie culturelle haïtienne.

La résistance artistique face aux bouleversements

La pratique artistique d'Atis Rezistans s'inscrit dans une lutte contre les injustices et les violences qui secouent Haïti depuis des années. Malgré les difficultés, ces artistes continuent à exprimer leur résistance à travers leurs créations, témoignages d'une réalité sociale douloureuse.

Les défis actuels et futurs

Face à un contexte politique et social instable, les artistes haïtiens d'Atis Rezistans doivent faire face à des défis croissants pour préserver leur art et leur message engagé. La survie de leur galerie et de leur pratique artistique dépend de leur capacité à résister aux pressions extérieures.

Et maintenant ?

Quel sera le futur d'Atis Rezistans dans un Haïti en proie au chaos et à l'injustice ? La résistance artistique saura-t-elle perdurer malgré les épreuves ?