Les personnes qui passent du temps dans la nature peuvent ressentir un apaisement général et une diminution de leur stress, selon nos confrères de Courrier International. Cela est dû au fait que les stimuli naturels sont plus faciles à traiter pour le cerveau que les multiples stimuli simultanés et incessants présents en milieu urbain. Une recherche conjointe de l’université canadienne McGill et de l’université chilienne Adolfo-Ibáñez a analysé 108 études d’imagerie cérébrale menées depuis vingt ans pour comprendre les effets du bain de nature sur notre cerveau.
Les résultats de cette étude, publiés dans Neuroscience & Biobehavioral Reviews, ont permis de relever une « cascade de changements » au niveau du cerveau, lesquels sont associés à un état de relaxation. Mar Estarellas, chercheuse au département de psychiatrie de l’université McGill, a indiqué que « ce que nous voyons, entendons et ressentons quand nous sommes dans la nature est plus facile à traiter pour le cerveau que les multiples stimuli simultanés et incessants (bruit, lumières, lignes droites) en milieu urbain ».
Ce qu'il faut retenir
- Les stimuli naturels sont plus faciles à traiter pour le cerveau que les stimuli urbains.
- Une recherche conjointe de l’université McGill et de l’université Adolfo-Ibáñez a analysé 108 études d’imagerie cérébrale.
- Les résultats de cette étude ont permis de relever une « cascade de changements » au niveau du cerveau associés à un état de relaxation.
Les mécanismes en jeu
Les motifs répétitifs aux contours souples que constituent les arbres, les vagues sur l’océan ou encore les oiseaux sont non seulement « esthétiquement plaisants », mais « ils sont aussi très apaisants ». Pour le cerveau, le traitement de ces motifs répétitifs requerrait moins d’effort que le traitement des formes très carrées (des bâtiments) de la ville. Le centre d’alerte du cerveau, localisé dans l’amygdale, « se tranquillise », l’activité des circuits cérébraux associés au stress diminue, le rythme cardiaque ralentit et les respirations deviennent plus profondes.
Le simple fait de regarder des images de la nature ou de paysages pendant trois minutes déclenche cette cascade cérébrale, assure Mar Estarellas, qui ajoute néanmoins que les effets seront plus bénéfiques et persistants dans un cadre naturel. « Les humains ont évolué dans un milieu naturel, c’est donc tout à fait logique qu’il soit plus facile pour notre cerveau de traiter les stimuli d’un tel environnement », a-t-elle précisé.
Les limites de l’exercice
Avec ses coauteurs, Mar Estarellas souligne les limites de l’exercice : leur travail s’appuie sur des données hétérogènes, des facteurs de confusion potentiels demeurent et les corrélations repérées entre les changements cérébraux et l’état de bien-être n’impliquent pas nécessairement des relations de cause à effet. Cependant, les explications avancées quant aux mécanismes en jeu sont prometteuses et ouvrent la voie à de nouvelles recherches dans ce domaine.
En conclusion, les bienfaits du bain de nature sur notre cerveau sont nombreux et ont été démontrés par des études scientifiques. Il est important de prendre en compte ces résultats et de les intégrer dans notre vie quotidienne pour améliorer notre santé mentale et notre bien-être.
