Les épisodes de chaleur successifs sont un véritable calvaire pour certaines personnes, tandis que d’autres semblent les supporter plus facilement. Selon Le Figaro, cette variabilité pourrait être liée à notre génome. En effet, des recherches suggèrent que certains gènes pourraient nous rendre plus ou moins sensibles aux coups de chaud.

La tête qui tourne, le front perlant, la bouche sèche et les mots qui sortent difficilement sont les symptômes ressentis par certaines personnes lors des canicules. À l’inverse, pour d’autres, ces chaleurs extraordinaires ne sont certes pas des plus agréables, mais restent supportables. Comment expliquer cette différence ? Existe-t-il dans le génome humain des outils qui permettent à certains de mieux tolérer les envolées du mercure, ou bien est-ce simplement une question d’habitude et d’acclimatation ?

Ce qu'il faut retenir

  • Les épisodes de chaleur successifs peuvent être un véritable calvaire pour certaines personnes.
  • Certaines recherches suggèrent que les gènes pourraient jouer un rôle dans la tolérance à la chaleur.
  • L’espèce humaine présente un génome très homogène à travers le monde.

Les gènes et la chaleur

Le gène qui nous fait détester le piment pourrait expliquer pourquoi nous supportons mal la chaleur, selon des études. Cet effet pourrait être lié à l’évolution de l’espèce humaine depuis des centaines de milliers d’années. L’espèce humaine présente un génome très homogène à travers le monde, nous sommes tous les héritiers de groupes d’Homo sapiens apparus en Afrique il y a environ 300 000 ans.

Sur leur chemin hors d’Afrique, les sapiens ont pu rencontrer d’autres populations humaines. Cette rencontre a pu influencer le génome humain et expliquer les différences dans la tolérance à la chaleur. Les recherches sur le sujet sont encore parcellaires, mais un faisceau d’indices converge et semble montrer que certains gènes peuvent nous rendre plus ou moins sensibles aux coups de chaud.

Les conséquences de la chaleur

Les canicules peuvent avoir des conséquences graves sur la santé, notamment pour les personnes âgées ou ayant des problèmes de santé préexistants. Selon des études, les épisodes de chaleur extrême peuvent augmenter le risque de mortalité, notamment due à la déshydratation et aux maladies cardiovasculaires.

Il est important de prendre des mesures pour se protéger de la chaleur, notamment en buvant suffisamment d’eau, en évitant les activités physiques intenses pendant les heures les plus chaudes de la journée et en utilisant des moyens de refroidissement tels que les ventilateurs ou les climatiseurs.

Et maintenant ?

Les recherches sur les gènes et la tolérance à la chaleur sont encore en cours, mais elles pourraient avoir des implications importantes pour la santé publique. En effet, si nous pouvons identifier les gènes qui influencent la tolérance à la chaleur, nous pourrions développer des stratégies pour aider les personnes les plus vulnérables aux canicules.

En conclusion, les canicules peuvent avoir des conséquences graves sur la santé, mais les recherches sur les gènes et la tolérance à la chaleur pourraient nous aider à mieux comprendre pourquoi certaines personnes sont plus sensibles à la chaleur que d’autres. Il est important de continuer à étudier ce sujet pour développer des stratégies pour protéger la santé publique face aux canicules de plus en plus fréquentes.