Le World Press Photo 2026 a dévoilé ses lauréats le 9 avril, mettant en avant le travail de Chantal Pinzi sur les cavalières marocaines participant à la tbourida, une performance ancestrale à laquelle elles ont accès depuis seulement cinq ans.
Ce qu'il faut retenir
- Chantal Pinzi récompensée au World Press Photo 2026 pour son reportage sur les cavalières marocaines
- La tbourida, tradition équestre marocaine pluricentenaire, ouvre ses portes aux femmes depuis 2021
- L'engagement des cavalières marocaines pour leur place dans le patrimoine culturel du pays
Prestigieuse récompense pour Chantal Pinzi
Chantal Pinzi, photographe italienne, a capturé des moments intenses de la tbourida, également connue sous le nom de fantasia, mettant en lumière la maîtrise et la détermination des cavalières marocaines. Son travail a été salué par le World Press Photo, ajoutant une nouvelle distinction à son palmarès déjà impressionnant comprenant des récompenses aux Sony World Photography Awards et à d'autres festivals renommés.
La tbourida, une tradition historique ouverte aux femmes
La tbourida, datant du XVIe siècle et inscrite au patrimoine immatériel de l'UNESCO depuis 2021, a longtemps exclu les femmes de ses rangs. Ce n'est qu'en 2024, avec l'évolution du Code de la famille, que les cavalières ont pu rejoindre cette pratique spectaculaire, offrant désormais sept groupes exclusivement féminins parmi les participants.
L'émancipation des cavalières marocaines
Le courage et la persévérance des cavalières marocaines ont été soulignés par The Atlantic, mettant en avant leur détermination à revendiquer leur juste place dans l'héritage culturel du Maroc. Cette évolution marque un tournant significatif dans la reconnaissance des femmes dans un domaine traditionnellement masculin, ouvrant de nouvelles perspectives et inspirant d'autres à suivre leur exemple.
