Une étude internationale met en lumière des mécanismes biologiques pouvant favoriser le développement de cancers liés à la cigarette électronique, relançant ainsi les interrogations sur les dangers du vapotage, en particulier chez les jeunes utilisateurs.
Ce qu'il faut retenir
- Plus de 100 millions de personnes dans le monde utilisent la cigarette électronique, dont au moins 15 millions d'adolescents.
- Une nouvelle étude suggère que la présence de nicotine dans les cigarettes électroniques pourrait augmenter le risque de certains cancers.
- Les aérosols des cigarettes électroniques contiennent des substances potentiellement cancérogènes, ainsi que des biomarqueurs indiquant des dommages à l'ADN et des phénomènes inflammatoires.
Nouveaux doutes sur les risques de cancer associés au vapotage
Les chercheurs se sont penchés sur la possibilité que le vapotage puisse être cancérogène en lui-même, indépendamment du tabagisme traditionnel, une question peu explorée jusqu'à présent. Cette étude pointe vers un risque accru de cancer chez les personnes qui vapotent par rapport à celles qui n'utilisent pas la cigarette électronique.
Des recherches ont identifié des substances potentiellement cancérogènes dans les aérosols des cigarettes électroniques, ainsi que des dommages à l'ADN et des phénomènes inflammatoires, des facteurs favorisant le développement de cancers comme ceux du poumon et de la cavité buccale.
Un signal d’alerte malgré le manque de recul
Les résultats de cette étude incitent à reconsidérer l'idée d'un vapotage sans danger. Cependant, les chercheurs soulignent l'absence d'estimation numérique du risque, nécessitant des études de suivi à long terme pour déterminer précisément ce danger.
La nouveauté des cigarettes électroniques explique le manque de recul, contrairement au tabac qui a fait l'objet d'études épidémiologiques sur plusieurs décennies. Malgré cela, il est essentiel de prendre des mesures sans attendre plusieurs décennies pour agir face à ces nouveaux produits.
