Un rapport alarmant révèle les conditions de travail difficiles des livreurs qui œuvrent pour des plateformes telles que Deliveroo et Uber Eats. En moyenne, ces livreurs travaillent 63 heures par semaine, dans un métier exigeant et précaire.

Ce qu'il faut retenir

  • Les livreurs à vélo travaillent en moyenne 63 heures par semaine
  • Plus de la moitié des livreurs ont déjà eu un accident en cours de livraison
  • 66 % des livreurs souffrent de problèmes de dos, 63 % de maux de tête et 53 % de troubles du sommeil

Des conditions de travail éprouvantes

Abou, 28 ans, livre des repas à domicile à Bordeaux pour plusieurs plateformes avec une pression constante. La nécessité de rapidité est telle que les livreurs peuvent travailler six jours sur sept, sans horaires fixes. Cette cadence intense a un impact direct sur leur santé, avec des pourcentages alarmants de problèmes physiques et de sécurité.

Des conséquences dramatiques

Une étude exclusive révèle que la majorité des livreurs souffrent de maux physiques tels que douleurs au dos, maux de tête et troubles du sommeil. De plus, 59 % ont déjà été victimes d'accidents du travail, parfois graves, comme le cas d'Isidor, renversé par une voiture lors d'une livraison à vélo.

Un accès aux soins limité

Les livreurs précaires ont un accès restreint aux soins de santé. Médecins du Monde offre des consultations médicales gratuites à Bordeaux pour pallier ce manque, soulignant l'importance de prendre en charge ces travailleurs qui négligent souvent leur santé.

Et maintenant ?

Une directive européenne vise à améliorer les conditions de travail des livreurs, mais sa transposition en droit français est attendue d'ici décembre 2026. Il reste à voir si ces mesures pourront réellement améliorer la situation des livreurs précaires.