Selon Le Figaro, le Fonds de garantie des victimes, chargé d'indemniser les blessés d'accidents de la circulation quand le conducteur responsable n'est pas assuré, a pris en charge près de 7500 personnes l'an dernier. Cela représente un phénomène « qui perdure » en France, selon Julien Rencki, directeur général du Fonds de garantie des victimes (FGV). Ce total est toutefois en baisse de 7,3% par rapport à 2024.

Le FGV a également indiqué que le nombre de personnes décédées, 177, est par ailleurs en hausse sur un an. Le Fonds de garantie des assurances obligatoires de dommages (FGAO) prend en charge les victimes d'accidents de la circulation causés par un conducteur en défaut d'assurance ou non identifié. Abondé en partie par la communauté des assurés, le fonds a versé l'an dernier 132 millions d'euros aux victimes.

Ce qu'il faut retenir

  • Près de 7500 personnes ont été prises en charge par le FGV l'an dernier
  • Le nombre de personnes décédées est en hausse sur un an, avec 177 décès
  • Le FGAO a versé 132 millions d'euros aux victimes l'an dernier
  • Le phénomène de la non-assurance « perdure » en France, selon le directeur général du FGV
  • Le FGV se retourne également contre les responsables des accidents pour leur faire rembourser les dommages corporels

Les conséquences de la non-assurance

Les conséquences de la non-assurance sont « désastreuses » pour les auteurs des accidents, selon Julien Rencki. Ils doivent rembourser « parfois des centaines de milliers voire des millions d'euros de dommages corporels » et se retrouvent endettés vis-à-vis du fonds toute leur vie. Le directeur général du FGV invite « à une réflexion collective, qui concerne les assureurs mais qui concerne aussi les pouvoirs publics sur la manière d'apporter les solutions en particulier pour les jeunes qui vivent en milieu rural ».

Assurer son véhicule, en responsabilité civile, c'est-à-dire pour les dommages causés aux autres, est une obligation légale. L'amende forfaitaire encourue en cas de défaut d'assurance est de 750 euros, rappelle le FGV. Le FGAO a par ailleurs pris en charge l'an dernier 818 victimes blessées par des trottinettes électriques non assurées, un nombre en augmentation de près de 8% sur un an.

Les solutions pour lutter contre la non-assurance

Julien Rencki a salué le travail plus important de détection de la non-assurance, avant qu’un accident ne survienne, notamment grâce à l’interrogation systématique du fichier des véhicules assurés en cas d’excès de vitesse supérieur à 50 km/h. Le FGV invite à une réflexion collective pour trouver des solutions pour les jeunes qui vivent en milieu rural et qui ne peuvent pas s'assurer.

Et maintenant ?

Il reste à voir comment les pouvoirs publics et les assureurs vont réagir face à ce phénomène de la non-assurance. Le FGV continuera à prendre en charge les victimes d'accidents de la circulation causés par des conducteurs non assurés. Les conséquences de la non-assurance pour les auteurs des accidents seront toujours « désastreuses », selon le directeur général du FGV.

En conclusion, le phénomène de la non-assurance en France est un problème qui perdure et qui a des conséquences graves pour les victimes et les auteurs des accidents. Il est important de trouver des solutions pour lutter contre ce phénomène et pour aider les jeunes qui vivent en milieu rural à s'assurer.