Un an après sa tentative, Anthony Monnerie, professeur d’athlétisme à Vitry-le-François (Marne), est encore marqué par son expérience avec le Guinness World Records (GWR), l’organisme en charge du célèbre livre éponyme se proclamant l'autorité mondiale en matière de records. Son objectif était simple : établir un nouveau record de course à pied en relais sur vingt-quatre heures. Quatre-vingt-seize Vitryats se sont rassemblés au début de mai 2025 pour parcourir 436 kilomètres, surpassant ainsi les 416 kilomètres réalisés par des membres de la radio RMC un an plus tôt. Malgré la fierté ressentie lors de cet exploit, les relayeurs ne sont toujours pas reconnus par le GWR en raison des frais exorbitants exigés. Pour faire valider leur performance par l'un des 81 juges habilités, l'organisme réclame au minimum 10 500 livres sterling (environ 12 000 euros), une somme jugée excessive par M. Monnerie. Selon ses dires, après des semaines d'attente pour obtenir une chance de validation, le GWR a finalement exigé le paiement dans une réponse standardisée. Une situation décevante et injuste pour l'enseignant, qui souligne le caractère discriminatoire de ces pratiques qui favorisent les plus fortunés, allant à l'encontre de l'esprit initial du Guinness Book des records.

Ce qu'il faut retenir

  • Anthony Monnerie, professeur d’athlétisme à Vitry-le-François, a tenté d'établir un nouveau record de course à pied en relais sur vingt-quatre heures en mai 2025.
  • Quatre-vingt-seize Vitryats ont parcouru 436 kilomètres, dépassant le précédent record de 416 kilomètres.
  • Le Guinness World Records a refusé de valider la performance en raison de frais exorbitants exigés pour la certification.

Des frais de certification jugés exorbitants

Les relayeurs de Vitry-le-François ont été confrontés à des exigences financières jugées disproportionnées par le GWR. En effet, le montant minimum de 10 500 livres sterling requis pour la certification par un juge qualifié a été perçu comme un obstacle majeur par les participants. Malgré leurs efforts et leur performance exceptionnelle, l'obligation de payer une telle somme pour voir leur exploit inscrit dans le Guinness Book des records a été vécue comme une injustice par l'équipe.

Une déception et un sentiment d'injustice

Anthony Monnerie exprime sa déception et son indignation face aux pratiques du GWR, soulignant le caractère discriminatoire et élitiste de ces exigences financières. Pour lui, la nécessité d'être financièrement aisé pour obtenir une reconnaissance officielle va à l'encontre de l'esprit d'inclusion et de célébration des exploits individuels que devrait incarner le Guinness Book des records. Cette expérience a laissé un goût amer à l'équipe de Vitry-le-François, qui avait pourtant célébré avec fierté leur performance exceptionnelle.

Et maintenant ?

Il reste à voir si le GWR reconsidérera ses politiques tarifaires pour offrir une chance équitable à tous les sportifs aspirant à figurer dans le célèbre livre des records. Les conséquences de cette situation pourraient remettre en question la légitimité et l'équité des certifications délivrées par l'organisme international.