Dans le contexte actuel de l’économie mondiale, les entreprises québécoises sont confrontées à un défi majeur en termes de main-d’œuvre. Selon nos confrères de Courrier International, la fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) pourrait avoir des conséquences néfastes sur l’économie locale. Ce programme, qui permettait à de nombreux professionnels étrangers de décrocher la résidence permanente après deux années passées dans la province, a été supprimé en novembre dernier.

La situation est d’autant plus préoccupante que le nouveau système à points, le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), qui a remplacé le PEQ, est nettement plus restrictif. Cela pourrait pousser de nombreux travailleurs à quitter le pays et mettre les employeurs en difficulté pour pourvoir les postes vacants, comme le rapporte Bloomberg. Les entreprises québécoises, dont Alstom, premier opérateur ferroviaire privé en Amérique du Nord, craignent le départ d’une centaine de leurs employés dont le permis de travail expire cette année.

Ce qu'il faut retenir

  • La fin du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) pourrait entraîner une pénurie de main-d’œuvre au Québec.
  • Le nouveau système à points, le Programme de sélection des travailleurs qualifiés (PSTQ), est plus restrictif que le PEQ.
  • Les entreprises québécoises, dont Alstom, craignent le départ d’une centaine de leurs employés dont le permis de travail expire cette année.

Les conséquences de la fin du PEQ

La fin du PEQ pourrait avoir des conséquences importantes sur l’économie locale. En effet, de nombreux travailleurs étrangers qui avaient espéré obtenir la résidence permanente en deux ans cherchent maintenant des solutions et réclament une clause de droits acquis, tout comme plusieurs de leurs employeurs.

« Cette mesure n’est pas bonne pour notre croissance ici », regrette Olivier Marcil, responsable des relations publiques de la division canadienne du constructeur Alstom.

Le gouvernement du Québec a résisté aux appels à revenir sur sa décision, malgré les pressions exercées non seulement par les employeurs mais aussi par les municipalités, notamment à Montréal, Québec et Laval. Cependant, il est important de noter que le gouvernement fédéral avait déjà réformé le Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) en 2024, en relevant les exigences imposées aux employeurs.

Les enjeux de la pénurie de main-d’œuvre

La pénurie de main-d’œuvre pourrait avoir des conséquences importantes sur l’économie locale. En effet, les entreprises québécoises pourraient avoir du mal à pourvoir les postes vacants, ce qui pourrait entraîner une baisse de la production et de la croissance économique. De plus, la pénurie de main-d’œuvre pourrait également avoir des conséquences sur la qualité des services offerts aux clients, ce qui pourrait nuire à la réputation des entreprises québécoises.

Et maintenant ?

Il est difficile de prédire avec certitude ce qui va se passer ensuite, mais il est clair que les entreprises québécoises devront trouver des solutions pour faire face à la pénurie de main-d’œuvre. Le gouvernement du Québec pourrait également être amené à revoir sa décision et à trouver des solutions pour aider les entreprises à pourvoir les postes vacants. Pour l’instant, les entreprises québécoises devront attendre et voir comment la situation va évoluer.

En conclusion, la fin du Programme de l’expérience québécoise pourrait avoir des conséquences importantes sur l’économie locale, notamment en termes de pénurie de main-d’œuvre. Il est important que les entreprises québécoises et le gouvernement du Québec travaillent ensemble pour trouver des solutions et faire face à ce défi.