L'idée de créer des euro-obligations, une forme de dette commune émise par les institutions de l'UE, fait son retour au premier plan depuis que le président français Emmanuel Macron a relancé le débat la semaine dernière. Selon Euronews FR, ce concept a déjà été évoqué dans le passé, notamment lors du plan de relance NextGenerationEU, mais il reste aujourd'hui encore un sujet de débat entre les États membres de l'UE.
Ce qu'il faut retenir
- Les euro-obligations sont une forme de dette commune émise par les institutions de l'UE et garantie collectivement par les États membres.
- Le remboursement est mutualisé, ce qui signifie que le risque est partagé à l'échelle de l'Union et n'alourdit pas directement les dettes nationales.
- Les euro-obligations seraient perçues comme des actifs sûrs, adossés à la solidité financière combinée des États européens.
- L'objectif est de financer de grands investissements de long terme, tels que des infrastructures, la transition écologique et la défense.
- Le débat sur les euro-obligations traverse l'Union européenne depuis la crise de la dette souveraine de la zone euro.
Le président français Emmanuel Macron est l'un des principaux promoteurs de cette idée, qu'il a récemment plaidée pour lors d'un sommet européen informel. Selon Euronews FR, la France a proposé de créer une capacité d'emprunt commune, ce qui a été rapidement rejeté par l'Allemagne.
Qui soutient les euro-obligations et qui s'y oppose ?
Le débat sur les euro-obligations est divisé entre les pays du Nord et du Sud de l'Europe. Les pays du Nord, tels que l'Allemagne, les Pays-Bas, l'Autriche, la Finlande et la Suède, s'y sont historiquement opposés, tandis que les pays du Sud, tels que la France, la Grèce, l'Espagne et le Portugal, les soutiennent.
Le chancelier allemand Friedrich Merz a réaffirmé en avril que toute nouvelle dette commune ou émission d'euro-obligations était "hors de question" pour l'Allemagne, selon Euronews FR.
Comment se déroulent les discussions sur les euro-obligations à Bruxelles ?
À Bruxelles, le sujet des euro-obligations reste pour l'instant en retrait, sans véritable dynamique politique. Selon Euronews FR, les discussions ont été évoquées de manière marginale dans une note préparatoire de la Commission européenne en amont d'une réunion des ministres de la zone euro.
Le président de l'Eurogroupe, Kyriakos Pierrakakis, a résumé l'état des discussions en évoquant une "divergence d'appétit" entre États membres sur la question des emprunts communs.
En attendant, il est difficile de prédire ce qui se passera à l'avenir. Toutefois, selon Euronews FR, les euro-obligations devraient rester à l'ordre du jour des dirigeants de l'UE et devraient recueillir davantage de soutien dans les mois à venir.