Les sorties cinématographiques de la semaine mettent en lumière la question du sol et des partages impossibles. Le documentaire 'Nuestra tierra', réalisé par l'Argentine Lucrecia Martel, revient sur un procès foncier dans la province de Tucuman, dévoilant la spoliation des terres aborigènes. Un autre documentaire, 'Holding Liat', met en scène une famille américaine confrontée à la libération des otages israéliens détenus par le Hamas depuis octobre 2023. Enfin, 'Silent Friend', réalisé par la Hongroise Ildiko Enyedi, explore les récits et personnages autour d'un arbre pluricentenaire.
Ce qu'il faut retenir
- Le documentaire 'Nuestra tierra' de Lucrecia Martel aborde la spoliation des terres aborigènes en Argentine.
- 'Holding Liat' évoque la libération des otages israéliens par le Hamas.
- 'Silent Friend' explore les histoires entourant un arbre pluricentenaire.
Focus sur 'Nuestra tierra'
Lucrecia Martel, figure marquante du cinéma argentin, signe son premier long-métrage documentaire à 59 ans. Le film relate un procès pour homicide opposant des propriétaires blancs à la communauté autochtone Chuschagasta en Argentine. Les faits remontent à 2009, lorsqu'un propriétaire terrien et des anciens policiers ont provoqué des violences aboutissant à la mort du chef de la communauté, Javier Chocobar. Le procès, entamé en 2018, met en lumière l'impunité des accusés et la destruction culturelle aborigène depuis le XIXe siècle.
La vision de Lucrecia Martel
La réalisatrice élargit la perspective historique du procès dans 'Nuestra tierra', dénonçant une bourgeoisie décadente impliquée dans la spoliation des terres autochtones. Son film apporte un éclairage cru sur les tensions foncières en Argentine et les conséquences dramatiques de ces conflits.
