La cheffe de file du groupe insoumis à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, a affirmé lors d'un point presse que le député du Vaucluse, Raphaël Arnault, sera de retour 'en temps voulu' dans l'hémicycle. Depuis la mort du militant identitaire Quentin Deranque, lynché lors d'affrontements impliquant l'un de ses assistants parlementaires, Raphaël Arnault n'a plus siégé au palais Bourbon.
Ce qu'il faut retenir
- Mathilde Panot confirme le retour prochain de Raphaël Arnault à l'Assemblée nationale
- Raphaël Arnault n'a plus siégé depuis la mort de Quentin Deranque, militant identitaire
- L'un des assistants parlementaires de Raphaël Arnault impliqué dans les affrontements
- Neuf suspects proches de l’ultragauche mis en examen dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque
Les circonstances de l'affaire
Le député LFI du Vaucluse avait cessé de siéger à l'Assemblée nationale après le décès de Quentin Deranque, survenu lors de violents affrontements entre groupes d'ultradroite et d'ultragauche. Dans le cadre de l'enquête, neuf suspects liés à l'ultragauche sont poursuivis pour 'meurtre' ou 'complicité de meurtre', parmi lesquels Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire de Raphaël Arnault.
Les révélations de BFMTV
Des photos prises par des policiers en surveillance avant et après le lynchage de Quentin Deranque ont été divulguées par BFMTV. Mathilde Panot s'est dite 'stupéfaite' que ces révélations n'aient pas suscité plus de réactions. Elle souligne que les renseignements territoriaux étaient au courant des agissements du groupuscule d'extrême droite impliqué et questionne l'absence d'intervention lors des événements.
Les questions soulevées
Le jour du drame, des policiers en civil ont documenté les affrontements ayant conduit au lynchage de Quentin Deranque, mais n'ont pas intervenu directement. Ils ont observé une partie des violences sans pouvoir empêcher le drame. Cette situation pose la question de l'intervention des forces de l'ordre et de leurs modalités d'action lors de telles confrontations.
La cheffe de file des députés insoumis a ainsi mis en lumière les failles potentielles dans la gestion des affrontements et appelé à une réflexion plus approfondie sur les actions à entreprendre pour éviter de tels drames à l'avenir.
