Avec l’inflation persistante qui grignote le pouvoir d’achat, les ménages français cherchent activement des solutions pour limiter l’impact sur leur portefeuille. Selon Top Santé, une méthode d’achat en plein essor permettrait de réaliser des économies significatives dès la première utilisation. Une aubaine pour les familles, alors que le panier moyen en supermarché dépasse désormais les 150 € par semaine.
Ce qu'il faut retenir
- Une méthode d’achat à 34 € séduit de plus en plus de Français pour réduire leur budget courses.
- Cette astuce repose sur l’achat groupé de produits essentiels en vrac ou en promotions ciblées.
- Elle permet de réaliser des économies de 20 à 30 % sur le budget initial, selon les témoignages recueillis.
- Les produits concernés incluent principalement les céréales, les légumineuses, les conserves et les produits laitiers.
Une stratégie née de la nécessité économique
Face à l’augmentation des prix alimentaires, qui a atteint +12 % en deux ans selon l’INSEE, les consommateurs adaptent leurs habitudes. D’après Top Santé, la méthode en question mise sur l’achat en gros de produits non périssables, souvent disponibles à prix réduits dans les enseignes spécialisées ou les magasins bio. L’idée ? Constituer un stock de base pour les semaines à venir, en évitant les achats impulsifs en supermarché. Les utilisateurs de cette technique rapportent des économies moyennes de 20 à 30 % sur leur budget courses habituel.
Parmi les produits les plus plébiscités, on retrouve les légumineuses (lentilles, pois chiches), les céréales (riz, pâtes complètes), les conserves de légumes ou de poisson, ainsi que les produits laitiers longue conservation. « On achète une fois pour plusieurs semaines, et on évite de craquer sur des produits chers en magasin », explique Sophie Martin, utilisatrice de la méthode depuis six mois.
Comment ça marche concrètement ?
La méthode repose sur trois principes clés : l’achat groupé, la planification des repas et l’utilisation de circuits courts. Les consommateurs ciblent d’abord les enseignes proposant des réductions sur les achats en volume, comme les magasins de vrac ou les coopératives agricoles. Ensuite, ils établissent un menu hebdomadaire en fonction des produits disponibles, évitant ainsi les gaspillages. Enfin, ils privilégient les produits locaux ou de saison, souvent moins chers que les importations.
Un exemple concret ? Une famille de quatre personnes peut constituer un stock de base pour 20 à 30 € en achetant en gros des lentilles, du riz, des pâtes et des conserves. « Avec 34 €, on couvre les repas pour deux semaines sans sacrifier la qualité », témoigne Thomas Leroy, père de deux enfants. Cette approche nécessite une organisation rigoureuse, mais les résultats sont rapidement visibles sur le budget.
Des limites à prendre en compte
Malgré ses avantages, cette méthode n’est pas adaptée à tous. Les ménages en situation de précarité ou ceux vivant en petit logement peuvent rencontrer des difficultés pour stocker de grandes quantités de produits. Par ailleurs, certains aliments, comme les fruits et légumes frais, ne se prêtent pas à ce type de conservation. Top Santé souligne aussi que les économies réalisées dépendent fortement de la capacité à repérer les bonnes promotions et à comparer les prix entre enseignes.
Une autre contrainte réside dans le temps nécessaire à la planification. « Il faut prévoir une demi-journée par mois pour faire ses courses en gros », précise Sophie Martin. Pour les actifs, cette organisation peut représenter un frein, même si elle est souvent compensée par les économies réalisées. Enfin, les allergies ou régimes spécifiques (sans gluten, végétalien, etc.) peuvent limiter les choix de produits disponibles en vrac.
Les prochaines statistiques de l’INSEE sur l’évolution des prix alimentaires, attendues pour juin 2026, pourraient confirmer ou infirmer l’efficacité de cette méthode à grande échelle.
Oui, mais sous conditions. Elle permet des économies, mais nécessite un investissement initial pour constituer le stock de base. Les ménages en situation de précarité peuvent commencer par de petites quantités et cibler uniquement les produits les plus essentiels.
Le gaspillage est limité si la planification est rigoureuse et si les produits choisis sont ceux que l’on consomme régulièrement. En revanche, les aliments non périssables (comme les conserves) peuvent perdre en qualité s’ils sont stockés trop longtemps.