Une étude publiée ce lundi 27 avril 2026 par Ouest France propose une explication scientifique aux phénomènes souvent attribués à des fantômes dans les habitations. Selon les chercheurs, l’exposition prolongée aux infrasons pourrait amplifier les émotions négatives et l’irritabilité des occupants, donnant ainsi l’impression d’une présence surnaturelle.

Ce qu'il faut retenir

  • Une étude publiée le 27 avril 2026 par Ouest France met en lumière le rôle des infrasons dans les sensations de malaise dans certains lieux.
  • Les infrasons, inaudibles pour l’oreille humaine, pourraient augmenter l’agressivité et l’anxiété des personnes exposées.
  • Ces fréquences basses sont souvent présentes dans des environnements industriels, près des autoroutes ou dans certaines constructions.

Des fréquences inaudibles qui influencent le comportement

Les infrasons, dont la fréquence est inférieure à 20 Hz, ne sont pas perceptibles par l’oreille humaine. Pourtant, selon l’étude relayée par Ouest France, ces vibrations pourraient agir directement sur notre système nerveux. Les chercheurs estiment que leur exposition prolongée favorise l’émergence de sensations d’inconfort, voire de paranoïa, chez les habitants de ces lieux. Autant dire que ces phénomènes, souvent décrits comme des « maisons hantées », pourraient n’être que le résultat d’une exposition à des fréquences imperceptibles mais bien réelles.

Les auteurs de l’étude précisent que les infrasons sont présents dans de nombreux environnements du quotidien. Transports en commun, installations industrielles ou même certaines constructions modernes en sont des sources courantes. « On ne les entend pas, mais notre corps les ressent », explique l’un des chercheurs, cité par Ouest France. Ces vibrations, bien que discrètes, pourraient ainsi expliquer pourquoi certaines personnes perçoivent des phénomènes étranges dans leur logement, sans pouvoir les attribuer à une cause tangible.

Un phénomène documenté depuis plusieurs années

L’hypothèse des infrasons n’est pas nouvelle. Dès les années 1980, des scientifiques avaient émis l’idée que ces fréquences pouvaient influencer le comportement humain. Cependant, cette étude de 2026 apporte des éléments concrets pour étayer cette théorie. Les chercheurs ont mené des expérimentations en laboratoire, soumettant des volontaires à des infrasons pendant plusieurs heures. Les résultats montrent une corrélation nette entre l’exposition et une augmentation des émotions négatives, comme l’irritabilité ou l’anxiété.

Ouest France souligne que ces travaux pourraient avoir des applications pratiques. Par exemple, des architectes ou des urbanistes pourraient intégrer ces données dans la conception des bâtiments, afin de limiter l’exposition aux infrasons. « Il s’agit de repenser la manière dont nous construisons nos espaces de vie », indique un expert en acoustique interrogé par le journal. Une telle approche pourrait réduire les risques de mal-être dans les habitations ou les lieux de travail.

Et maintenant ?

Les chercheurs appellent désormais à des études complémentaires pour affiner ces résultats. D’ici la fin de l’année 2026, plusieurs équipes en Europe et en Amérique du Nord devraient publier de nouvelles données sur l’impact des infrasons sur la santé mentale. Ces travaux pourraient conduire à des normes plus strictes en matière de construction et d’urbanisme, afin de protéger les populations des effets indésirables de ces fréquences.

En attendant, les propriétaires ou locataires qui s’interrogent sur des phénomènes étranges dans leur logement disposent désormais d’une piste à explorer. Plutôt que de chercher des explications surnaturelles, il pourrait être judicieux de vérifier la présence d’infrasons, notamment dans les zones proches d’infrastructures bruyantes ou industrielles. Une analyse acoustique ciblée pourrait ainsi lever le voile sur des mystères qui, finalement, n’en sont peut-être pas.

Des appareils de mesure spécifiques, appelés sonomètres, permettent d’évaluer les niveaux d’infrasons. Certains laboratoires ou acousticiens proposent des prestations d’analyse acoustique pour les habitations.

Oui. Des matériaux absorbants, comme des panneaux acoustiques, peuvent atténuer les vibrations. Une isolation renforcée des murs et des fenêtres limite également leur propagation. Pour les bâtiments neufs, des normes acoustiques plus strictes pourraient être adoptées.