Avec un poids de seulement 40 grammes, les iFLYTEK AI Glasses, présentées lors de la Beyond Expo 2026 à Macao, s’imposent comme l’une des solutions les plus légères du marché des lunettes connectées. Selon Frandroid, qui a pu les essayer brièvement lors de l’événement, ces lunettes chinoises misent sur une combinaison de microLED et de guide d’onde en résine pour afficher des informations directement dans le champ de vision, avec un rendu visuel en vert, évoquant l’esthétique des interfaces de la saga Matrix.
Ce qu'il faut retenir
- Des lunettes IA de 40 grammes, soit 20 % plus légères que des modèles comparables, selon le constructeur.
- Un écran microLED de 0,15 cm³ projetant les informations dans un guide d’onde en résine.
- Fonctionnalités phares : traduction en temps réel (latence annoncée de 2 secondes), résumé automatique de réunions et détection des mouvements des lèvres.
- Deux boutons physiques pour activer/désactiver l’écran et déclencher l’appareil photo.
- Un niveau sonore perfectible, notamment via conduction osseuse, dans un environnement bruyant comme un salon tech.
- Présentation officielle lors de la Beyond Expo 2026 à Macao, où iFLYTEK a particulièrement mis en avant ses innovations.
L’année 2026 pourrait marquer un tournant pour les lunettes connectées. Après une période d’essoufflement du marché, les géants Samsung et Google ont annoncé des projets ambitieux : des lunettes Android XR sans écran pour l’automne 2026, suivies de modèles avec écran dès 2027. Dans ce paysage concurrentiel, iFLYTEK, entreprise chinoise spécialisée dans les technologies vocales et l’intelligence artificielle, a choisi de se distinguer avec ses AI Glasses, dévoilées officiellement lors de l’édition 2026 de la Beyond Expo, un salon dédié à l’innovation qui s’est tenu à Macao.
Frandroid souligne que ces lunettes se distinguent d’abord par leur légèreté. Avec 40 grammes, elles sont 20 % plus légères que des produits comparables, selon les données du constructeur. L’essai réalisé par le média révèle que leur port ne diffère pas significativement de celui de lunettes de vue classiques, un atout majeur pour un usage quotidien. Leur écran, de type microLED, projette les informations dans un guide d’onde en résine de 0,15 cm³, permettant un affichage discret et peu encombrant. Le rendu visuel, bien que classique avec une dominante verte, s’avère réactif lors de l’utilisation, comme l’a constaté Frandroid lors de sa démonstration.
Des fonctionnalités axées sur l’assistance et la traduction
Parmi les atouts des iFLYTEK AI Glasses, la traduction en temps réel se positionne comme une fonctionnalité phare. Frandroid rapporte avoir testé cette option avec une phrase prononcée en mandarin, retranscrite en anglais par l’IA en deux secondes, un délai jugé cohérent par le média. La technologie s’appuie sur une détection des mouvements des lèvres et une réduction du bruit ambiant pour améliorer la compréhension des conversations. Les lunettes sont également capables de traduire des textes fixés du regard pendant quelques secondes, ainsi que le contenu des appels téléphoniques.
Autre promesse ambitieuse : lors d’une réunion, les lunettes seraient en mesure de capturer et analyser simultanément le contenu d’une présentation projetée, les échanges oraux et les notes manuscrites de l’utilisateur. À l’issue de cette analyse, elles génèrent un résumé concis de l’ensemble, accessible via une application compagnon dédiée. Une fonctionnalité qui, si elle est confirmée en conditions réelles, pourrait séduire les professionnels en quête d’efficacité.
Le contrôle des lunettes repose sur deux boutons physiques. Celui situé sur la branche droite permet d’activer ou de désactiver l’affichage de l’écran, tandis que celui de gauche sert à déclencher l’appareil photo intégré. Une configuration simple, mais qui limite les interactions sans recourir à des commandes vocales ou gestuelles, un choix que Frandroid n’a pas commenté mais qui pourrait influencer l’ergonomie à long terme.
Un son perfectible et un marché en effervescence
Côté son, les lunettes d’iFLYTEK utilisent la conduction osseuse pour transmettre les instructions de l’assistant vocal. Lors de l’essai, Frandroid a cependant souligné un niveau sonore trop faible, rendant difficile la compréhension des réponses de l’IA dans un environnement bruyant comme un salon tech. Le média précise que cette limitation pourrait être liée aux conditions particulières de la démonstration, marquées par un bruit ambiant élevé et des annonces simultanées sur scène. Reste à voir si cette problématique sera résolue dans la version finale du produit.
La Beyond Expo 2026, qui s’est tenue à Macao, a confirmé l’engouement croissant pour les lunettes connectées en Chine. Si iFLYTEK a marqué les esprits avec une mise en scène médiatique soignée, elle n’est pas la seule à proposer des solutions innovantes. Frandroid rappelle que d’autres acteurs, comme Samsung et Google, préparent également des lancements majeurs, avec des lunettes Android XR attendues dès l’automne 2026 (sans écran) et des modèles avec écran prévus pour 2027. Un contexte concurrentiel qui pousse les constructeurs à innover rapidement pour capter l’attention des consommateurs.
La question reste entière : ces lunettes trouveront-elles leur public au-delà des salons technologiques ? Avec des alternatives déjà annoncées pour les mois à venir, le secteur des lunettes connectées s’apprête à vivre une année charnière. Pour iFLYTEK, l’enjeu sera de concilier légèreté, réactivité et fiabilité des fonctionnalités, tout en surmontant les limites techniques encore présentes, comme la qualité audio dans des environnements bruyants.
Les iFLYTEK AI Glasses se distinguent par leur poids réduit à 40 grammes et leur écran microLED intégré via un guide d’onde en résine, offrant un affichage discret. Contrairement aux annonces de Samsung et Google, qui prévoient des lunettes Android XR sans écran pour l’automne 2026, les lunettes d’iFLYTEK affichent directement des informations dans le champ de vision. Leur fonctionnalité phare reste la traduction en temps réel avec une latence annoncée de deux secondes, tandis que Samsung et Google misent davantage sur des expériences immersives via réalité augmentée.