Les marchés de prédiction Polymarket et Kalshi, illégaux en France mais accessibles via VPN, connaissent un engouement croissant à l'approche des élections municipales. Plus de 15 millions d'euros ont déjà été misés sur Polymarket à Paris pour ces élections, suscitant des inquiétudes quant à la manipulation potentielle de ces marchés, selon une étude relayée par Numerama.

Ce qu'il faut retenir

  • Les marchés de prédiction Polymarket et Kalshi, illégaux en France, enregistrent une forte hausse de leur audience pour les municipales
  • Plus de 15 millions d'euros ont été misés sur Polymarket à Paris pour ces élections
  • Des chercheurs alertent sur la vulnérabilité de ces marchés à la manipulation

Engouement pour les marchés de prédiction malgré leur illégalité

De Paris à Nice, des millions d'euros sont engagés sur les marchés de prédiction en vue des municipales, bien que cette pratique soit illégale en France, rendue possible par l'utilisation de VPN ou depuis l'étranger. À Paris, plus de 15 millions d'euros ont été misés sur Polymarket, majoritairement sur des candidats marginaux ayant peu de chances de victoire. Paradoxalement, les favoris ne mobilisent qu'une faible part des investissements, soulignant des schémas de paris atypiques.

Prudence des équipes de campagne

Les équipes de campagne restent prudentes face aux résultats des marchés de prédiction. À Paris, chez Emmanuel Grégoire, on considère les données de Polymarket comme un indicateur encourageant sans pour autant s'y fier pleinement, soulignant que la vraie mesure reste le terrain. Même réserve à Nice, où l'équipe d'Éric Ciotti ne commente pas les pronostics favorables. À Lyon, l'équipe de Grégory Doucet évite également de commenter les prédictions défavorables.

Et maintenant ?

À mesure que les élections locales approchent, l'engouement pour les marchés de prédiction pourrait augmenter, malgré les incertitudes liées à leur fiabilité et leur légalité en France.