Les pays membres de l'Union europeenne pourront désormais utiliser des fonds européens pour soutenir financièrement les femmes souhaitant interrompre leur grossesse, que ce soit dans leur propre pays où l'accès à l'avortement est onéreux ou dans d'autres pays où la législation est contraignante. C'est ce qu'a annoncé la Commission européenne le jeudi 26 février à Bruxelles en réponse à une pétition signée par plus d'un million de personnes réclamant des financements pour des avortements 'sûrs'.

Ce qu'il faut retenir

  • Les Etats membres de l'UE peuvent utiliser les financements du Fonds social européen pour soutenir financièrement les femmes souhaitant avorter.
  • Aucune nouvelle enveloppe budgétaire n'est prévue, mais les pays pourront puiser dans les fonds existants.
  • La mesure vise à garantir l'accès à des avortements sécurisés pour toutes les femmes de l'Union européenne.
  • La décision fait suite à une pétition lancée par le mouvement Ma Voix, mon choix et soutenue par des personnalités telles que Mark Ruffalo.

Financements existants pour un accès élargi à l'avortement

La Commission européenne a clarifié que les Etats membres ont la possibilité, de manière volontaire, d'utiliser les fonds du Fonds social européen pour soutenir financièrement les femmes désirant avorter. Il n'est pas question de créer de nouveaux fonds, mais plutôt d'utiliser les enveloppes existantes. Chaque pays dispose ainsi d'une part de ce fonds, représentant par exemple 6,7 milliards d'euros pour la France. La Commissaire européenne chargée des droits des femmes, Hadja Lahbib, a souligné l'importance de sensibiliser les Etats membres sur ces possibilités de financement.

Un accès facilité à l'avortement sécurisé

Hadja Lahbib a également mis en avant le caractère 'révolutionnaire' de cette décision qui permettra à toute femme en manque de moyens de pouvoir accéder à un avortement dans des conditions dignes partout en Union européenne. Cette mesure historique vise à garantir l'accès à des avortements sécurisés, particulièrement pour les femmes qui n'y auraient pas accès autrement, quelles que soient les circonstances.

Et maintenant ?

La prochaine étape consistera à informer et accompagner les Etats membres dans l'utilisation de ces financements pour garantir un accès élargi et sécurisé à l'avortement en Europe.