Les Philippines ont récemment accusé des pêcheurs chinois d'avoir déversé du cyanure dans les eaux de l'archipel des Spratleys, une zone en mer de Chine méridionale sujette à des tensions entre les deux pays. Selon le Conseil national de sécurité (NSC) des Philippines, ces déversements de poison ont débuté l'année dernière autour du banc Second Thomas, un atoll des îles Spartleys.
Ce qu'il faut retenir
- Des pêcheurs chinois accusés de déverser du cyanure dans les eaux des Spratleys
- Le Conseil national de sécurité des Philippines pointe du doigt ces actes de sabotage
- Les tensions persistent entre Manille et Pékin dans la région
Déversement de cyanure et conséquences
Les autorités philippines qualifient l'utilisation de cyanure de "sabotage", visant à décimer les populations de poissons locales, ce qui prive la marine philippine d'une source de nourriture essentielle. Le directeur général adjoint du NSC, Cornelio Valencia, a souligné lors d'une conférence de presse que les équipages philippins sont également exposés aux eaux contaminées et au risque de consommer du poisson empoisonné.
Inquiétudes et réactions
Aucun soldat n'a pour l'instant été testé positif au poison, selon le porte-parole de la marine philippine, Roy Vincent Trinidad. Les tensions entre les deux pays se sont également manifestées en juin 2024, lorsqu'un marin philippin a été blessé lors d'un affrontement avec des garde-côtes chinois armés. Des saisies de cyanure ont été effectuées en février, juillet et octobre 2025, tandis qu'en mars dernier, des soldats ont observé des équipages chinois empoisonner les eaux près du banc de sable.
Conclusion
Les accusations de déversement de cyanure par la Chine dans des eaux disputées en mer de Chine méridionale soulignent les tensions persistantes entre Manille et Pékin dans cette région stratégique. Les conséquences environnementales et sécuritaires de ces actes de sabotage suscitent des inquiétudes et appellent à des mesures diplomatiques et de surveillance renforcées.
