Des randonneurs découvrent parfois à leurs dépens que les parcours proposés par certaines intelligences artificielles ne correspondent pas toujours à la réalité du terrain. Selon Journal du Geek, le parc national des Cévennes alerte désormais sur les risques liés à l’utilisation de ces outils pour préparer des excursions en pleine nature. Autant dire que la prudence s’impose.
Ce qu'il faut retenir
- Les itinéraires générés par IA peuvent être totalement inadaptés au terrain réel dans les Cévennes
- Le parc national des Cévennes met en garde contre les risques encourus par les randonneurs
- Les parcours « optimisés » ignorent souvent des contraintes comme les passages interdits ou les zones protégées
- Les outils d’IA manquent de précision sur les conditions météo locales et l’état des sentiers
- Les secours doivent parfois intervenir pour des randonneurs égarés à cause de ces erreurs
La popularité croissante des assistants numériques pour organiser des randonnées n’est pas sans conséquences. Dans le parc national des Cévennes, les équipes en charge de la sécurité constatent régulièrement des écarts entre les trajets conseillés par ces algorithmes et la réalité du terrain. Certains parcours, pourtant présentés comme optimaux, s’avèrent en pratique impraticables, voire dangereux. Une situation qui force les autorités à rappeler l’importance de croiser les sources avant de partir en excursion.
Les exemples ne manquent pas : des randonneurs se retrouvent bloqués sur des sentiers fermés pour des raisons de préservation de la faune ou de la flore, ou encore confrontés à des passages rendus infranchissables par les intempéries. « Les algorithmes ne tiennent pas compte des restrictions locales ou des alertes météo », explique un responsable du parc, qui préfère garder l’anonymat. Le relief accidenté des Cévennes, marqué par des dénivelés importants et des chemins parfois étroits, rend ces erreurs particulièrement critiques. Bref, une planification purement numérique peut rapidement tourner au casse-tête.
Cette mise en garde intervient alors que de plus en plus de randonneurs, notamment parmi les moins expérimentés, font confiance à ces outils pour concevoir leurs itinéraires. Pourtant, les professionnels de la montagne insistent : rien ne remplace une préparation rigoureuse, incluant la consultation des cartes officielles, des bulletins météo locaux et, si possible, l’avis de guides ou de locaux. « Ces parcours peuvent sembler séduisants sur le papier, mais ils ignorent souvent des réalités essentielles comme l’enneigement tardif ou les zones humides rendues instables par les pluies récentes », précise encore la même source.
« Les outils d’IA ne remplacent pas l’expérience du terrain. Dans un parc comme celui des Cévennes, chaque sentier a son histoire et ses contraintes. Une mauvaise préparation peut vite transformer une balade en épreuve risquée. »
Les secours du secteur confirment ces difficultés. Depuis le début de l’année, les interventions pour des randonneurs égarés ont augmenté de près de 15 % par rapport à la même période en 2025, une hausse que les autorités lient en partie à ces erreurs de planification. Les équipes de recherche et de sauvetage doivent parfois couvrir des distances bien supérieures à celles prévues par les itinéraires théoriques, ce qui allonge les délais d’intervention. « On se retrouve parfois à plusieurs kilomètres de l’endroit où la personne est censée se trouver, simplement parce que le parcours généré par l’IA était faux », confie un sauveteur.
Pour l’heure, les experts recommandent la plus grande prudence. Si les algorithmes offrent un gain de temps indéniable, ils ne dispensent pas d’une vérification manuelle des informations. Les randonneurs sont invités à consulter les sites officiels du parc, comme celui de l’Office français de la biodiversité, ou à se rapprocher des offices de tourisme locaux pour obtenir des conseils actualisés. Après tout, mieux vaut perdre quelques minutes à vérifier son itinéraire que de risquer de s’égarer dans des conditions périlleuses.
Les principaux risques incluent l’absence de prise en compte des zones protégées, des passages interdits ou des conditions météo locales. Les algorithmes peuvent aussi sous-estimer les difficultés réelles du terrain, comme les dénivelés ou l’état des sentiers, ce qui expose les randonneurs à des situations dangereuses.
