Les prix du gaz risquent de connaitre une hausse significative en France et en Espagne dans les décennies à venir, impactant particulièrement les ménages les plus modestes. Une étude de l'organisation européenne des associations de consommateurs met en garde contre une augmentation potentielle de 317 euros par an en France d'ici 2030 par rapport à 2024. En Espagne, cette augmentation pourrait atteindre 140 euros d'ici 2040 et 178 euros d'ici 2025. Les associations de consommateurs CLCV, Que Choisir Ensemble et Cecu ont participé à cette étude publiée par le Bureau européen des unions de consommateurs (BEUC).

Ce qu'il faut retenir

  • Augmentation des prix du gaz en France et en Espagne
  • Impact important sur les ménages modestes
  • Partage des coûts de l'entretien du réseau gaz entre moins de consommateurs
  • Hausse des redevances de réseau et des taxes carbone en France
  • Baisse prévue de la consommation en France d'ici 2030

Des hausses de prix prévues

Les projections établies à partir des données publiées par la Commission de régulation de l'énergie (CRE) et GRDF en France, ainsi que par la Commission nationale des marchés et de la concurrence (CNMC) en Espagne, montrent une augmentation préoccupante. En France, les prix pourraient augmenter de 53%, principalement en raison de la hausse des redevances de réseau et des taxes carbone. Parallèlement, une baisse de 61% de la consommation est prévue d'ici 2030 par rapport à 2024.

Conséquences de la transition énergétique

La transition énergétique vers des solutions de chauffage plus respectueuses de l'environnement impacte le coût de l'entretien du réseau gaz déjà en place. Ce coût sera supporté par moins de consommateurs, ce qui entraînera une augmentation des frais par foyer. Les ménages qui resteront raccordés au gaz seront souvent les plus vulnérables et seront les plus touchés par ces hausses de coûts, selon l'étude du BEUC.

Et maintenant ?

Les autorités devront envisager des mesures pour accompagner les consommateurs dans cette transition énergétique, en veillant à une redistribution équitable des coûts, à la mise en place d'aides ciblées et à rendre les solutions alternatives plus accessibles.

La ministre chargée de l'Énergie, Maud Bregeon, souligne l'importance de la décarbonation et de la transition énergétique déjà en cours. Elle rappelle que l'urgence est de mettre en place les mesures nécessaires pour faire face à ces enjeux.