En Chine, des milliers de retraités des campagnes sont contraints de quitter leur foyer pour travailler dans les villes, notamment à Pékin, afin de survivre et de subvenir aux besoins de leur famille. C'est le cas de Zhang Huahua, 63 ans, qui a dû abandonner son métier de productrice de cachemire pour devenir agente d'entretien dans la capitale chinoise.

Un exode tardif pour survivre

Zhang Huahua, dont le nom a été changé pour des raisons de confidentialité, a expliqué que « le plus fatigant, c'est la préparation » de son travail d'agente d'entretien, qui consiste à nettoyer les rues et les espaces publics de Pékin. Elle a également déclaré que « le chef nous donne des rallonges électriques trop petites, qu'on assemble bout à bout, parfois sur 40 mètres, accroupis ». Avant de devenir agente d'entretien, Zhang Huahua produisait du cachemire avec son mari, mais les autorités ont imposé des périodes d'interdiction de pâturer de plus en plus longues, ce qui les a obligés à revendre leurs chèvres et à chercher du travail en ville.

Zhang Huahua est payée 4 000 yuans par mois (environ 488 euros) pour des journées qui s'étirent de 7 heures à 22 heures, six jours sur sept. Elle doit également louer une chambre à 1 700 yuans par mois et débourser 5 000 yuans par an pour sa couverture santé. Comme elle, des centaines de retraités des campagnes sont contraints de travailler dans les villes pour survivre, souvent dans des conditions difficiles et pour des salaires très bas.

Les défis des retraités des campagnes

Les retraités des campagnes qui travaillent dans les villes doivent faire face à de nombreux défis, notamment la séparation d'avec leur famille, les conditions de travail difficiles et les bas salaires. Beaucoup d'entre eux doivent également supporter des frais de logement et de santé élevés, ce qui les oblige à travailler longtemps pour survivre. Comme l'a déclaré Zhang Huahua, « il me reste une soixantaine de yuans par jour pour vivre et aider mon mari, resté chez nous ».

Ces retraités des campagnes sont souvent contraints de travailler dans des secteurs tels que la propreté, la construction ou les services, où les conditions de travail sont difficiles et les salaires bas. Ils doivent également faire face à la discrimination et à la stigmatisation de la part des urbains, qui les considèrent souvent comme des « paysans » ou des « immigrants ». Cependant, ces retraités des campagnes jouent un rôle essentiel dans l'économie chinoise, en fournissant une main-d'œuvre bon marché et flexible pour les entreprises et les ménages urbains.

Les conséquences de l'exode rural

L'exode rural des retraités des campagnes a des conséquences importantes pour les communautés rurales et les villes. Les villages sont souvent dépeuplés, ce qui entraîne une perte de main-d'œuvre et une diminution des activités économiques. Les villes, en revanche, doivent faire face à une pression accrue sur les services publics, tels que les logements, les écoles et les hôpitaux.

Le gouvernement chinois a mis en place des politiques pour aider les retraités des campagnes à trouver du travail et à améliorer leurs conditions de vie. Cependant, beaucoup reste à faire pour résoudre les problèmes de l'exode rural et pour garantir que les retraités des campagnes puissent vivre dignement et avec sécurité.

Les réactions attendues

Les réactions des autorités chinoises et des organisations internationales sont attendues pour résoudre les problèmes de l'exode rural et pour améliorer les conditions de vie des retraités des campagnes. Il est essentiel de mettre en place des politiques et des programmes pour aider ces retraités à trouver du travail, à améliorer leur santé et leur sécurité, et à les intégrer dans la société urbaine.

L'exode rural en Chine fait référence au phénomène de migration des populations rurales vers les villes en quête de travail et de meilleures conditions de vie. Les retraités des campagnes sont souvent contraints de quitter leur foyer pour travailler dans les villes, notamment à Pékin, afin de survivre et de subvenir aux besoins de leur famille.