La décision du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez d'accorder un statut légal à environ 500 000 migrants sans papiers suscite un débat sur la migration en Europe, tout en ouvrant la porte à des affirmations trompeuses. Selon Euronews FR, cette mesure permet aux sans-papiers vivant en Espagne depuis au moins cinq mois de demander un permis de séjour temporaire d'un an, mais cela ne signifie pas pour autant qu'ils pourront circuler librement en France ou dans d'autres pays de l'UE avec ce permis. En réalité, ils ne pourront résider et travailler que sur le territoire espagnol, conformément aux précisions du gouvernement.

Ce qu'il faut retenir

  • 500 000 migrants sans papiers régularisés en Espagne
  • Permis de séjour temporaire d'un an pour ceux vivant en Espagne depuis 5 mois
  • Possibilité de se rendre dans d'autres pays de l'UE pour 90 jours maximum

Possibilité de déplacement dans l'UE pour les migrants régularisés en Espagne

Avec le permis de travail espagnol et l'appartenance à l'espace Schengen, les migrants régularisés peuvent se rendre dans d'autres pays de l'UE pour une durée maximale de 90 jours sur une période de 180 jours. Cependant, ils ne pourront pas s'y installer à long terme. Les autorités de chaque pays doivent donner leur accord pour une installation permanente.

Accès aux systèmes de santé de l'UE pour les migrants régularisés

Les migrants régularisés en Espagne seront couverts par le système de sécurité sociale espagnol et non par celui de la France. Par conséquent, ils ne pourront pas bénéficier du système français, sauf en cas de couverture spécifique pour des raisons particulières. Le groupe de réflexion Funcas estime à 840 000 le nombre de sans-papiers en Espagne en 2025, majoritairement originaires d'Amérique latine.

Et maintenant ?

Il reste à voir comment cette régularisation en Espagne impactera les flux migratoires en Europe et si d'autres pays suivront cette voie pour pallier leur besoin de main-d'œuvre.