D’après Le Monde, les discours virilistes qui inondent les réseaux sociaux ne rencontrent que peu d’écho auprès des femmes. Dans sa chronique publiée ce week-end dans La Matinale du quotidien, la journaliste et chroniqueuse Maïa Mazaurette analyse l’échec des stratégies de séduction fondées sur des stéréotypes de genre. Elle invite plutôt les hommes à une approche plus authentique et centrée sur l’écoute des femmes.
Ce qu'il faut retenir
- Les discours virilistes, popularisés sur les réseaux sociaux, séduisent peu les femmes, selon Maïa Mazaurette.
- La chroniqueuse prône une approche de séduction basée sur l’intérêt réel porté à l’autre.
- Ces stéréotypes, souvent promus comme des recettes de réussite sociale, sont rarement efficaces en pratique.
Des recettes de séduction en décalage avec les attentes
Dans sa chronique intitulée « Le mâle alpha ne fait pas rêver (et coûte cher) », Maïa Mazaurette s’attaque à un phénomène récurrent sur les plateformes numériques : la promotion d’un modèle masculin fondé sur la domination et la performance. « On nous vend depuis des années l’idée qu’il suffirait d’adopter une posture de mâle alpha pour séduire », rappelle-t-elle. Pourtant, cette stratégie, popularisée par des influenceurs et des coachs en séduction, semble rarement porter ses fruits. « Les femmes ne fantasment pas plus sur ce profil qu’elles ne le faisaient il y a vingt ans », observe-t-elle.
Une approche qui ignore les réalités des relations
Pour la chroniqueuse, ces discours reposent sur une vision caricaturale des attentes féminines. « Les femmes recherchent avant tout une connexion authentique, bien plus que des postures de domination », souligne-t-elle. Elle rappelle que les études en psychologie sociale confirment cette tendance : les qualités comme l’empathie, la sincérité ou la capacité à écouter sont bien plus déterminantes que l’adhésion à des stéréotypes genrés. « Autant dire que le « mâle alpha » n’a rien d’une recette miracle », conclut-elle.
« Les femmes ne fantasment pas plus sur ce profil qu’elles ne le faisaient il y a vingt ans. » — Maïa Mazaurette, chroniqueuse du Monde
Un coût social et personnel élevé
Au-delà de son inefficacité, cette posture a un coût. « Maintenir cette façade demande un effort constant, une énergie qui pourrait être bien mieux employée ailleurs », explique Mazaurette. Elle évoque également les risques psychologiques liés à cette injonction : stress, anxiété, ou sentiment d’échec lorsque les résultats ne sont pas au rendez-vous. « Bref, cette stratégie est aussi coûteuse qu’inutile », résume-t-elle.
Une chose est sûre : si l’engouement pour les « mâles alpha » persiste, leur efficacité en matière de séduction semble, elle, bel et bien en déclin.
Ces discours répondent à une quête de simplicité et de recettes toutes faites, souvent mises en avant par des influenceurs ou des coachs en développement personnel. Leur attrait tient aussi à leur promesse de réussite sociale et relationnelle, un message qui séduit dans un contexte où les normes traditionnelles de genre sont remises en question.