Les immatriculations de voitures neuves dans l'Union européenne ont connu une légère progression en mai, avec une hausse de 3,2% sur un an, selon les chiffres de l'Association des constructeurs européens d'automobiles (ACEA) publiés mardi, comme le rapporte Le Figaro. Cette tendance est principalement attribuable à la forte demande pour les véhicules électriques, qui dépassent désormais les 20% de parts de marché sur les cinq premiers mois de l'année.

« Le marché a continué à bénéficier d'une forte demande » pour les véhicules électriques, indique l'ACEA dans son communiqué. L'Italie, la France et l'Allemagne représentent à elles seules les deux tiers des immatriculations de véhicules électriques depuis le début de l'année 2026, avec des croissances spectaculaires, respectivement de 75,7%, 55,4% et 40,9% par rapport à l'année dernière.

Ce qu'il faut retenir

  • Les immatriculations de voitures neuves dans l'UE ont progressé de 3,2% en mai sur un an.
  • Les véhicules électriques dépassent les 20% de parts de marché sur les cinq premiers mois de l'année.
  • L'Italie, la France et l'Allemagne représentent les deux tiers des immatriculations de véhicules électriques depuis le début de l'année 2026.

La tendance des ventes de voitures neuves

Les immatriculations de véhicules thermiques, quant à elles, sont en net recul : la part de marché combiné des diesel et des essences tombe à 30,1% sur l'ensemble du début d'année, contre 38% à la même époque l'année dernière. Parmi tous les pays de l'Union européenne, c'est en France que la chute est la plus brutale, avec une baisse de 36,8% des immatriculations de véhicules essence depuis le début de l'année.

L'hybride demeure le choix privilégié des acteurs, captant 37,8% du marché européen. Côté constructeurs, Volkswagen continue de dominer le marché, avec 26,7% des immatriculations sur l'ensemble du début d'année et des volumes en hausse de 1,5%, suivi de Stellantis (16,7%), qui connaît une dynamique plus franche (+5,7% de volumes).

Les performances des constructeurs

En revanche, Renault, et ses 10,2% de parts de marché, reste en difficulté avec des volumes en baisse de plus de 6% depuis le début de l'année par rapport à 2025, notamment pénalisé par sa marque Dacia. Deux groupes asiatiques, Toyota (7,1% du marché) et Hyundai (7%), bouclent le top 5, mais affichent des ventes en baisse, respectivement de 2% et 2,7% depuis le début de l'année.

La marque chinoise BYD poursuit son offensive avec une croissance exponentielle : si elle ne pèse que 2,1% des parts de marché sur l'ensemble de l'année, ses ventes ont bondi de 158,9% sur la même période. Originaire du même pays, Chery Automobile poursuit la même tendance, avec des ventes qui ont plus que triplé depuis le début de l'année (+265,2%), à 1,7% de parts de marché.

Et maintenant ?

Les prochains mois seront cruciaux pour observer la poursuite de cette tendance en faveur des véhicules électriques dans l'Union européenne. Les consommateurs et les constructeurs seront à l'affût des évolutions réglementaires et des avancées technologiques qui pourraient influencer les décisions d'achat. La capacité des constructeurs à adapter leur offre pour répondre à la demande croissante pour les véhicules électriques sera également un facteur clé à surveiller.

En conclusion, le marché des voitures neuves dans l'UE montre des signes de reprise, principalement grâce à la popularité grandissante des véhicules électriques. Les constructeurs et les consommateurs restent à l'écoute des développements futurs qui façonneront l'industrie automobile dans les années à venir."