Selon Euronews FR, l'Espagne se prépare à accueillir les passagers asymptomatiques du MV Hondius, un navire de croisière touché par l'hantavirus des Andes (ANDV). Le secrétaire d'État, Javier Padilla Bernáldez, et la secrétaire générale à la protection civile, Virginia Barcones, ont annoncé lors d'une conférence de presse qu'il n'y avait plus, pour le moment, de passagers présentant des symptômes de l'épidémie à bord du navire.
Le ministre de la Santé et l'équipe du Centre de contrôle des urgences sanitaires ont tenu une réunion virtuelle avec les 14 ressortissants espagnols à bord du paquebot, qui se trouve à un ou deux jours du port de Granadilla de Abona, sur la côte sud-est de l'île de Ténériffe, où il jettera l'ancre. D'après Virginia Barcones, le navire de croisière poursuit sa route à bonne vitesse et pourrait arriver plus tôt que prévu.
Ce qu'il faut retenir
- Il n'y a plus de passagers présentant des symptômes de l'épidémie à bord du MV Hondius.
- Les passagers asymptomatiques seront ramenés aux îles Canaries dans des zodiacs, puis transférés dans des avions médicalisés.
- Les pays européens et extra-européens ont manifesté leur volonté d'affréter des avions pour expatrier leurs ressortissants.
- Une quarantaine obligatoire a été établie pour les personnes considérées comme des contacts.
- Les tests PCR seront effectués sur les suspects, et les résultats seront envoyés au Centre national de microbiologie pour l'analyse correspondante.
Le protocole de sécurité
Les passagers asymptomatiques seront ramenés aux îles Canaries dans des zodiacs, toujours par groupes de nationalités, mais seulement lorsque leurs avions respectifs, qui les ramèneront dans leurs pays d'origine, seront prêts à embarquer à l'aéroport voisin de Tenerife Sur. Ils ne pourront se déplacer nulle part ailleurs sur l'île : ils seront conduits directement du bateau à leur avion (qui sera médicalisé au cas où quelqu'un d'autre serait testé positif dans les prochaines heures) par des bus affrétés.
Les fonctionnaires ont également rencontré le ministère de la Défense pour coordonner le travail de l'opération désignée à l'aéroport sud de l'île pour transférer les citoyens espagnols vers la Communauté de Madrid, vers une destination d'atterrissage non encore spécifiée mais qui pourrait bien être la base militaire de Torrejón de Ardoz, habituellement utilisée par ce ministère pour le rapatriement des civils.
La réaction internationale
Quatre pays européens (la Grèce, la France et les Pays-Bas) sont déjà disposés à fournir les moyens de transférer leurs ressortissants de l'île, tandis que la Belgique, l'Irlande, l'Allemagne et la Suède ont accepté de les accueillir mais déclarent ne pas disposer des moyens nécessaires, de sorte que le Mécanisme européen de protection civile (MOPC) - activé par l'Espagne mercredi - mettra à disposition les avions correspondants.
En dehors de l'UE, la Turquie, les États-Unis et le Royaume-Uni ont également manifesté leur volonté d'affréter des avions pour expatrier leurs ressortissants, tandis que le MPUC ou l'aviation néerlandaise seront également utilisés avec les autres pays.
La situation sanitaire
Une quarantaine obligatoire a été établie pour les personnes considérées comme des contacts - celles qui ont séjourné sur le navire entre le 1er avril et le 10 mai ou qui ont été en contact avec un cas confirmé. Dès leur entrée, elles ne pourront pas croiser d'autres patients et seront placées dans un service de quarantaine spécifique, géré par l'unité d'isolement de haut niveau.
Les tests PCR seront effectués sur les suspects, et les résultats seront envoyés au Centre national de microbiologie pour l'analyse correspondante. Si le test est négatif mais que le patient présente des symptômes compatibles, un autre test de confirmation sera effectué 24, voire 48 heures plus tard s'ils persistent.
La situation autour du MV Hondius et de l'épidémie de hantavirus des Andes (ANDV) reste préoccupante, mais les autorités espagnoles et internationales sont prêtes à prendre des mesures pour protéger la santé publique. Il est essentiel de suivre les recommandations des autorités sanitaires et de rester informé sur l'évolution de la situation.