En Éthiopie, confrontée à des pénuries de carburant dues à la guerre au Moyen-Orient, les autorités locales ont pris la décision de donner la priorité aux véhicules transportant des biens essentiels et aux transports publics dans les stations-service.
Ce qu'il faut retenir
- Les pénuries de carburant en Éthiopie sont causées par les perturbations dans les approvisionnements liées au conflit au Moyen-Orient.
- Les véhicules transportant des biens de première nécessité, les tracteurs pour l'agriculture et les transports publics sont désormais prioritaires aux stations-essence.
- L'appel est lancé pour une utilisation parcimonieuse du carburant et la promotion des déplacements à pied et des énergies renouvelables.
Situation critique en raison de la guerre au Moyen-Orient
Les autorités éthiopiennes ont admis les difficultés d'approvisionnement en carburant causées par le conflit au Moyen-Orient, qui a entraîné des files d'attente importantes devant les stations-service. En effet, le blocage du détroit d'Ormuz par l'Iran perturbe les livraisons de pétrole, affectant des pays comme l'Éthiopie qui importe tous ses carburants par le port de Djibouti.
Des mesures prioritaires aux stations-service
Les autorités ont décidé d'accorder la priorité à certains véhicules, notamment ceux transportant des biens de première nécessité et contribuant à moderniser l'agriculture, ainsi que les transports publics. Cette décision vise à gérer les niveaux de carburant, déjà réduits en raison du contexte de guerre et d'instabilité.
Promotion des énergies renouvelables et des véhicules électriques
L'Éthiopie, en tant que pays enclavé, encourage l'utilisation rationnelle du carburant en privilégiant les déplacements à pied, les transports en commun et en promouvant les énergies renouvelables. Bien que le pays ait pris des mesures pour favoriser les véhicules électriques, ces derniers ne représentent encore qu'une faible part du parc automobile, soulignant les défis de transition énergétique à relever.
