Le procès de l'eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan, membre de La France insoumise, est prévu pour mardi à Paris, selon Le Figaro. Il est reproché à l'élue d'avoir mentionné fin mars sur X le terroriste japonais Kozo Okamoto, auteur d'un attentat en Israël. Ce tweet, qui a été supprimé par la suite, a été considéré comme une apologie du terrorisme par la justice.
Ce qu'il faut retenir
- L'eurodéputée Rima Hassan est jugée pour apologie du terrorisme.
- Elle avait mentionné le terroriste japonais Kozo Okamoto sur X.
- Le procès est prévu pour mardi à Paris.
Le contexte
Rima Hassan, élue eurodéputée en 2024, est une militante pour la Palestine. Son tweet, qui a été signalé au parquet par le ministre de l'Intérieur, puis par l'Organisation juive européenne (OJE) et la Licra, a suscité un fort débat. L'élue a déclaré que son tweet était une citation de Kozo Okamoto et non une apologie du terrorisme.
Le parquet de Paris a indiqué que Rima Hassan «a fait l'objet de 16 procédures clôturées par le pôle national de lutte contre la haine en ligne», dont «13 procédures ont été classées sans suite».
Les réactions
L'avocat de Rima Hassan, Me Vincent Brengarth, a dénoncé «la criminalisation d'une voix propalestinienne parce qu'elle est forte et qu'elle dérange». Il a également affirmé que le procès de mardi sera «majeur du point de vue de la liberté d'expression».
La France insoumise a appelé à un rassemblement en soutien à Rima Hassan mardi midi devant le tribunal de Paris. Jean-Luc Mélenchon, le fondateur de la France insoumise, a dénoncé une «police politique» après la garde à vue de Rima Hassan en avril.
Le procès
Le procès de Rima Hassan est attendu avec intérêt. L'élue a posté dimanche sur X une tribune de soutien, exigeant la «fin du délit de Palestine», signée par plus de 210 personnalités, dont la Prix Nobel de littérature, Annie Ernaux, l'ex-ministre Christiane Taubira, le chanteur Benjamin Biolay ou encore le réalisateur Xavier Dolan et l'écrivaine Virginie Despentes.
En conclusion, le procès de Rima Hassan soulève des questions importantes sur la liberté d'expression, la lutte contre le terrorisme et la politique étrangère de la France. Il est essentiel de suivre de près les développements de ce procès et les réactions des différents acteurs politiques et associatifs.