L'Europe s'impose comme une grande destination pour les professionnels de l'intelligence artificielle, mais les États-Unis et l'Inde gardent une longueur d'avance. Selon une nouvelle étude, l'Irlande, l'Allemagne et les Pays-Bas attirent de plus en plus de spécialistes de l'intelligence artificielle, faisant de l'Europe une force montante sur la scène mondiale de l'IA.

Ce qu'il faut retenir

  • L'Irlande est le deuxième marché mondial pour les talents de l'IA après Singapour, avec 4,19 professionnels de l'IA pour 1 000 habitants.
  • L'Allemagne se distingue en particulier avec 17 000 ingénieurs en IA, soit le quatrième total mondial.
  • Les Pays-Bas, en particulier, gagnent du terrain comme pôle d'attraction pour les professionnels américains de l'IA qui s'installent en Europe.
  • La France fait face à un problème de financement, avec des dynamiques d'adaptation et d'investissement plus lentes.
  • Les Indiens représentent désormais plus de 16 % de la main-d'œuvre mondiale de l'IA.

La course mondiale aux talents de l'IA reste dominée par les États-Unis et l'Inde, qui comptent chacun près d'un million de spécialistes. L'Inde est la plus compétitive pour les profils non techniques et de développement logiciel, tandis que les États-Unis dominent pour les ingénieurs en IA, selon l'étude.

La place de l'Europe dans la course aux talents de l'IA

Le Royaume-Uni se classe au troisième rang mondial avec environ 145 000 professionnels de l'IA. En Europe, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et la France figurent toutes dans le top 10 des pays comptant le plus de professionnels de l'IA.

L'étude s'est aussi penchée sur les villes où s'installent les talents de l'IA à l'échelle mondiale. Munich, Amsterdam et Berlin sont les seules villes européennes à figurer dans le top 25 mondial pour la plus forte concentration de professionnels de l'IA.

La situation contrastée de la France

Il y a deux ans, Interface classait la France parmi les leaders technologiques européens, mais son rang national a nettement reculé. Paris reste l'une des capitales européennes de la tech, mais le pays est confronté à des difficultés croissantes pour retenir ses talents, ajoute le rapport.

Ces résultats interviennent malgré un changement de politique qui a supprimé une taxe sur l'embauche de travailleurs hors UE. En 2025, les visas de long séjour pour les talents étrangers ont reculé de près de 8 %, avec seulement des gains modestes dans les domaines scientifiques.

Le rôle croissant des talents indiens

Les flux de talents en provenance d'Inde prennent une importance croissante dans les ambitions européennes en matière d'IA. Les Indiens représentent désormais plus de 16 % de la main-d'œuvre mondiale de l'IA.

Ce phénomène est particulièrement visible en Irlande, où les employés indiens représentent désormais près de 30 % du vivier de talents en IA, contre 21 % en 2024.

Et maintenant ?

La situation actuelle montre que l'Europe est devenue un troisième pôle pour les talents de l'IA, mais il reste à voir si cette tendance se maintiendra. Les prochaines échéances seront cruciales pour déterminer si l'Europe parvient à maintenir son avance dans la course aux talents de l'IA.

La France, en particulier, devra faire face à ses difficultés pour retenir ses talents et adapter ses politiques pour attirer et conserver les professionnels de l'IA.

En conclusion, l'étude montre que l'Europe est devenue un acteur clé dans la course aux talents de l'IA, mais il reste à voir si cette tendance se maintiendra. La situation actuelle est complexe et les prochaines échéances seront cruciales pour déterminer le futur de l'Europe dans le domaine de l'IA.

L'Inde et les États-Unis comptent chacun près d'un million de spécialistes, suivis de près par l'Irlande, l'Allemagne et les Pays-Bas.

L'Europe est compétitive dans les secteurs de la recherche et développement, de l'ingénierie et de la création de contenu.