Donald Trump a appelé la communauté internationale à sécuriser le détroit d'Ormuz, soulignant l'importance de la contribution des pays profitant de cette voie maritime. Parmi les pays concernés par cet appel, on retrouve l'Europe et la Chine. Contrairement à l'Asie qui dépend massivement du pétrole en provenance du Moyen-Orient, avec la Chine achetant 80% des exportations de pétrole iranien malgré les sanctions internationales, le Japon s'approvisionnant à hauteur de 95% dans la région, dont 70% transitent par le détroit d'Ormuz, et la Corée du Sud également largement dépendante de cette zone, les pays européens ont une autre stratégie.
En effet, les pays européens, tels que les Etats-Unis et la Norvège, ne dépendent pas du détroit d'Ormuz pour leur approvisionnement en pétrole. Ils ont opté pour des sources plus éloignées de cette voie maritime stratégique. Cette diversification des sources d'approvisionnement leur permet de limiter leur exposition aux potentielles perturbations qui pourraient affecter le détroit d'Ormuz.
Ce qu'il faut retenir
- L'Europe n'est pas tributaire du détroit d'Ormuz pour son approvisionnement en pétrole, contrairement à l'Asie.
- L'Asie, notamment la Chine, le Japon et la Corée du Sud, dépend fortement du Moyen-Orient pour son pétrole, transitant en grande partie par le détroit d'Ormuz.
- Les pays européens privilégient des sources d'approvisionnement en pétrole situées en dehors du détroit d'Ormuz, comme les Etats-Unis et la Norvège.
Les choix divergents en matière d'approvisionnement pétrolier
Alors que les pays asiatiques comme la Chine, le Japon et la Corée du Sud concentrent leurs importations de pétrole en provenance du Moyen-Orient, avec une grande partie de ces flux transitant par le détroit d'Ormuz, les pays européens ont adopté une stratégie différente.
Une stratégie de diversification pour l'Europe
En se fournissant principalement auprès des Etats-Unis et de la Norvège, l'Europe limite sa dépendance vis-à-vis du détroit d'Ormuz. Cette diversification des sources d'approvisionnement permet une plus grande sécurité énergétique pour les pays européens, qui peuvent ainsi réduire les risques liés à d'éventuelles perturbations dans cette zone stratégique.
