Des frappes israéliennes ont causé la mort de huit membres du Hezbollah dans l'est du Liban, selon un responsable du mouvement pro iranien. Le ministère libanais de la Santé a également confirmé que dix personnes ont été tuées lors de ces frappes dans la vallée de la Bekaa et deux autres dans le camp palestinien de Ain el-Héloué, dans le sud du pays. L'armée israélienne a déclaré avoir ciblé des "centres de commandement" du Hezbollah.
Réactions et Condoléances
Le président libanais Joseph Aoun a fermement condamné ces attaques israéliennes qualifiées de meurtrières. De son côté, un député du Hezbollah a appelé à la suspension des réunions du comité de surveillance du cessez-le-feu entre Israël et le mouvement pro-iranien, considérant ces frappes comme une menace pour la stabilité de la région.
Contexte et Tensions
Les bombardements israéliens au Liban sont récurrents malgré la mise en place d'un cessez-le-feu en novembre 2024 pour mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah. L'armée israélienne justifie ces attaques en affirmant viser le réarmement présumé du Hezbollah, soutenu par l'Iran, ainsi que son allié le Hamas.
Appel à la Suspension des Réunions
Le député du Hezbollah, Rami Abou Hamdane, a déclaré que le mouvement ne tolérera pas les attaques israéliennes et a demandé au gouvernement libanais de suspendre les réunions du comité de surveillance du cessez-le-feu impliquant plusieurs pays et organisations internationales.
Désarmement du Hezbollah
Le gouvernement libanais a récemment annoncé un plan pour désarmer progressivement le Hezbollah, une mesure contestée par les autorités israéliennes qui estiment que les progrès réalisés sont insuffisants. Depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu, plus de 370 personnes ont perdu la vie lors de raids israéliens au Liban, selon les autorités locales.
Perspectives et Enjeux
Ces nouvelles frappes israéliennes soulignent les tensions persistantes au Moyen-Orient et posent la question de la stabilité régionale. Les appels à la suspension des réunions du comité de surveillance mettent en lumière les difficultés à maintenir un fragile équilibre dans la région, malgré les efforts diplomatiques déployés. La situation reste tendue et nécessite une action concertée pour éviter une escalade des hostilités.
