Selon Euronews FR, un accord-cadre trilatéral a été signé vendredi par le Liban, Israël et les États-Unis, visant à parvenir à un accord de paix entre les deux pays voisins. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué cet accord, le qualifiant d'« avancée historique » infligeant un revers à l'Iran et au Hezbollah.

Cet accord, négocié par les États-Unis, prévoit un plan pilote pour que des soldats libanais prennent le contrôle de deux zones détenues par Israël, ainsi qu'un processus de désarmement du Hezbollah. Selon le texte, Israël et le Liban « déclarent leur intention de mettre définitivement fin au conflit, d'en traiter les causes profondes et, ce faisant, de conclure formellement tout état de guerre entre eux ».

Ce qu'il faut retenir

  • L'accord-cadre vise à parvenir à un accord de paix entre le Liban et Israël.
  • Le plan pilote prévoit que des soldats libanais prennent le contrôle de deux zones détenues par Israël.
  • Le processus de désarmement du Hezbollah est également prévu.
  • Le président libanais Joseph Aoun a qualifié l'accord de « première étape » vers le rétablissement de la souveraineté de son pays.
  • Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a dénoncé l'accord, estimant que le gouvernement libanais n'était pas digne de confiance pour désarmer le Hezbollah.

Contexte et réactions

Le Hezbollah a également condamné l'accord-cadre, le qualifiant de grave erreur du gouvernement libanais et affirmant qu'il le considérait comme nul et non avenu. Dans un communiqué, Qassem a déclaré : « L'accord-cadre de Washington est humiliant, honteux et constitue un abandon de souveraineté. Cet accord est nul et non avenu, et les dispositions du mémorandum d'entente irano-américain doivent être appliquées. »

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre plus large au Moyen-Orient le 2 mars, en tirant des roquettes sur Israël pour venger la mort du Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué lors de frappes américano-israéliennes. En réponse, Israël a lancé de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre au Liban, détruisant des milliers de logements et d'autres bâtiments, et occupant encore aujourd'hui certaines zones du sud du pays.

Les enjeux de l'accord

L'accord prévoit un mécanisme par lequel les Forces armées libanaises rétabliraient leur « autorité souveraine sur l'ensemble du territoire libanais », une fois le désarmement du Hezbollah assuré. Cependant, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, a déclaré que le gouvernement libanais n'était pas digne de confiance pour désarmer le Hezbollah, et que seuls les soldats de Tsahal détruiront le Hezbollah.

Et maintenant ?

Les prochaines étapes de l'accord-cadre restent à définir, mais il est clair que la situation au Liban et au Moyen-Orient reste tendue. Le président libanais Joseph Aoun a appelé à la mise en œuvre de l'accord, tandis que le Hezbollah a condamné l'accord et affirmé qu'il le considérait comme nul et non avenu. Les réactions des autres acteurs régionaux et internationaux seront à suivre de près dans les prochaines semaines.

En conclusion, l'accord-cadre trilatéral signé vendredi par le Liban, Israël et les États-Unis est une étape importante vers la paix au Moyen-Orient, mais les défis à relever sont encore nombreux. La mise en œuvre de l'accord et les réactions des différents acteurs régionaux et internationaux seront à suivre de près dans les prochaines semaines.