Une étude de l'Inserm et du CNRS révèle que limiter l'usage des cosmétiques et produits d'hygiène courants peut rapidement diminuer l'exposition à des substances chimiques polluantes et perturbateurs endocriniens. Menée par des chercheurs de l'Inserm, de l'Université Grenoble Alpes et du CNRS, cette étude montre qu'en seulement cinq jours, réduire le nombre de produits cosmétiques utilisés permet une baisse significative des concentrations urinaires de perturbateurs endocriniens, tels que le méthylparabène et certains phtalates.
Ce qu'il faut retenir
- Réduire l'usage des produits cosmétiques peut diminuer l'exposition à des substances chimiques nocives en 5 jours
- Une étude de l'Inserm et du CNRS souligne l'importance de limiter les cosmétiques pour la santé
- Une diminution rapide des taux de perturbateurs endocriniens observée chez les participants
Des résultats significatifs en seulement cinq jours
Les chercheurs ont constaté une baisse de près de 40 % de la concentration urinaire de bisphénol A, une substance classée comme préoccupante et reprotoxique. De plus, une diminution de 22 % des phtalates et de 30 % du méthylparabène a été observée suite à la réduction de l'usage des cosmétiques. Cette diminution rapide des taux de ces substances est encourageante, étant donné les effets néfastes qu'elles pourraient avoir sur la santé, notamment sur la reproduction et le développement.
Un impact sanitaire et économique potentiel
Les chercheurs ont également évalué l'impact en santé d'une telle réduction de l'exposition aux perturbateurs endocriniens. En se concentrant sur le bisphénol A, ils estiment qu'une telle démarche pourrait prévenir environ 4 % des cas d'asthme chez les enfants exposés in utero, avec des économies potentielles pouvant aller jusqu'à 9,7 millions d'euros par an en coûts de traitement et d'hospitalisation.
Les prochaines étapes
Cette étude souligne l'importance de limiter l'usage des produits cosmétiques pour réduire l'exposition à des substances nocives. Des mesures réglementaires sur la composition des produits et de leurs emballages pourraient contribuer à une diminution durable de l'exposition de la population. Il est primordial de sensibiliser sur les risques potentiels associés à ces substances et d'encourager des pratiques plus saines en matière de cosmétiques.