Une récente étude de l'université Cornell, publiée dans la revue JAMA Network Open, révèle que ressentir la solitude peut avoir des conséquences plus graves sur la santé que l'isolement social réel. Les chercheurs soulignent que la perception de la solitude est cruciale, bien plus que le simple nombre de relations sociales.
Ce qu'il faut retenir
- La solitude ressentie peut impacter significativement la santé
- L'étude met en avant l'importance de la perception de la solitude par rapport à l'isolement social objectif
- Les personnes socialement vulnérables présentent un risque accru pour leur santé
Les effets sur la santé
L'isolement social et la solitude sont des enjeux majeurs de santé publique, ayant des répercussions négatives sur la santé mentale et physique. Environ 16 % de la population mondiale éprouve de la solitude, selon l'OMS. L'étude a analysé les données de 7 845 adultes de plus de 50 ans en Angleterre, montrant que le décalage entre l'isolement social objectif et la solitude ressentie était lié à un risque accru de maladies et de décès.
Les risques associés à la solitude
Les personnes se sentant plus seules que leur situation sociale ne le laisse penser, qualifiées de 'socialement vulnérables', présentent un risque plus élevé de mortalité, notamment de maladies cardiovasculaires et de BPCO. En revanche, celles socialement isolées mais ne se sentant pas seules, décrites comme 'socialement résilientes', affichent un risque moindre pour la plupart des indicateurs de santé.
Les solutions proposées
Face à ces constats, certains professionnels de santé se tournent vers la prescription sociale. Cette approche vise à proposer des activités non médicales telles que des groupes de marche ou du bénévolat pour renforcer le bien-être des patients. Le Royaume-Uni a intégré la prescription sociale dans sa politique nationale de santé, avec des résultats encourageants.
