Le ministère du Commerce a publié un décret au Journal officiel, expliquant les modalités de liquidation de l'Institut national de la consommation (INC), créé en 1966. Selon Capital, la loi de finances pour 2026 prévoyait la dissolution de l'établissement public industriel et commercial d'ici la fin du mois de mars. L'INC voit ainsi son activité officiellement engagée dans un processus de cessation.
Ce qu'il faut retenir
- L'Institut national de la consommation (INC) est placé en liquidation judiciaire.
- La liquidation a été prévue par la loi de finances pour 2026.
- Le liquidateur sera nommé pour une durée de neuf mois.
- Le but est de trouver un repreneur pour le magazine 60 millions de consommateurs.
- Si les négociations n'aboutissent pas, il faudra mettre fin à cette activité.
Le liquidateur nommé pour une durée de neuf mois devra «assurer la continuité de l'activité de presse de l'établissement pour la durée nécessaire à la recherche d'un acquéreur privé». Les trois prochains mois seront donc consacrés à la recherche d'un repreneur pour le magazine 60 millions de consommateurs, publication emblématique de l'INC.
Les salariés inquiets
Les 60 salariés de l'INC sont particulièrement inquiets du sort qui leur sera réservé. Le syndicaliste SNME CFDT Lionel Maugain, journaliste au magazine, a déclaré à l'AFP : « Il faut garantir l'indépendance du titre aux niveaux juridique et de la ligne éditoriale, pour ne pas devenir un organe d'opinion ». Selon lui, l'absence de critères pour la reprise du titre est un problème majeur.
Le ministère du Commerce
Le ministère du Commerce a affirmé que le décret «acte la fermeture de l'INC» tout en insistant sur «l'extrême attention» portée à la reprise du journal 60 millions de consommateurs dont il «connaît la valeur». Selon Capital, le ministère du Commerce a rappelé que la loi de finances pour 2026 prévoyait la dissolution de l'établissement public industriel et commercial créé en 1966.
En attendant, les salariés de l'INC restent optimistes. Selon Lionel Maugain, journaliste au magazine, « l'INC a toujours été un établissement public qui a su se démarquer de la concurrence ». Il espère que les choses iront bien et que le magazine pourra continuer à publier ses articles de qualité.
