Comme le rapporte Le Figaro, le président américain Donald Trump a affirmé vouloir privilégier la voie diplomatique pour résoudre les tensions avec l'Iran, alors que Téhéran estime qu'un accord est «à portée de main». Cependant, l'Iran a rejeté mercredi des «gros mensonges» américains après que Donald Trump l'a accusé de développer des missiles capables de frapper les États-Unis et de poursuivre ses «sinistres ambitions nucléaires».
Avant de nouveaux pourparlers entre les deux pays prévus jeudi à Genève, sous médiation omanaise, le président américain a dit privilégier la voie diplomatique. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, avait auparavant affirmé que son pays était «déterminé à parvenir à un accord juste et équitable - dans les plus brefs délais».
Ce qu'il faut retenir
- L'Iran dénonce des 'gros mensonges' américains sur son programme nucléaire et ses missiles balistiques.
- Donald Trump a affirmé vouloir privilégier la voie diplomatique pour résoudre les tensions avec l'Iran.
- Les États-Unis ont déployé un dispositif militaire massif dans la région du Golfe.
- Le ministre iranien des Affaires étrangères estime qu'un accord est «à portée de main».
- Les pourparlers entre les deux pays doivent se tenir jeudi à Genève sous médiation omanaise.
Les tensions entre les États-Unis et l'Iran
Les États-Unis ont multiplié les menaces d'attaque en cas d'échec de la diplomatie, et ont déployé un dispositif militaire massif dans la région du Golfe. Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a déclaré que «tout ce qu'ils avancent au sujet du programme nucléaire iranien, des missiles balistiques de l'Iran et du nombre de victimes lors des troubles de janvier n'est rien d'autre que la répétition de gros mensonges».
Donald Trump a affirmé lors de son discours de politique générale devant le Congrès que l'Iran avait «déjà développé des missiles qui peuvent menacer l'Europe et nos bases» militaires et travaillait à concevoir des missiles «qui pourront atteindre bientôt les États-Unis». Il a également affirmé que les autorités iraniennes avaient tué 32 000 personnes dans la répression d'une vague inédite de contestation qui a culminé les 8 et 9 janvier.
Les négociations entre les États-Unis et l'Iran
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que son pays était «déterminé à parvenir à un accord juste et équitable - dans les plus brefs délais». Il a fait état d'une «opportunité historique de conclure un accord sans précédent qui prenne en compte» les intérêts mutuels. Téhéran se défend d'ambitions nucléaires militaires, mais insiste sur son droit au nucléaire civil, en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.
L'Iran et les États-Unis, qui ont renoué le dialogue le 6 février à Mascate, avaient tenu cinq sessions de pourparlers nucléaires l'an dernier, stoppés net par la guerre de 12 jours déclenchée en juin par une attaque israélienne, durant laquelle Washington avait bombardé des sites nucléaires iraniens.
En conclusion, les tensions entre les États-Unis et l'Iran demeurent élevées, et les négociations entre les deux pays sont cruciales pour éviter une escalade de la situation. Il est essentiel de suivre de près les développements de cette situation et de surveiller les prochaines échéances.
