Une semaine après avoir émis des doutes sur la participation de l'Iran à la prochaine Coupe du monde de football, le président de la fédération iranienne de football, Mehdi Taj, a de nouveau remis en question la présence de son pays au Mondial 2026, organisé aux États-Unis, au Mexique et au Canada, selon nos confrères de RMC Sport. Les bombardements au Moyen-Orient et la situation des joueuses ayant bénéficié de l'asile en Australie ont fortement déplu à Téhéran.

Le président de la Fédération iranienne de football Mehdi Taj a déclaré que « le président américain a écrit deux tweets pour demander que l'asile politique soit accordé à nos joueuses (...) et que si l'Australie ne le faisait pas, il le ferait de son côté. Il a fait 160 martyrs en tuant nos filles à Minab et maintenant il prend nos filles en otage. Comment être optimiste dans ces conditions à propos de la Coupe du monde aux États-Unis ? »

Ce qu'il faut retenir

  • L'Iran menace de ne pas participer à la Coupe du monde 2026 en raison des bombardements au Moyen-Orient et de la situation des joueuses ayant bénéficié de l'asile en Australie.
  • Le président de la Fédération iranienne de football Mehdi Taj a remis en question la présence de son pays au Mondial 2026.
  • L'Australie a accordé l'asile à cinq joueuses de l'équipe iranienne féminine de football.

Contexte

La situation au Moyen-Orient est tendue depuis le début de l'intervention américano-israélienne en Iran, le 28 février, qui a notamment entraîné la mort de l'ancien guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Les joueuses de l'équipe iranienne féminine de football qui ont refusé de chanter l'hymne national avant un match de la Coupe d'Asie ont été désignées comme « traîtres » dans leur pays.

Le ministre de l'Intérieur australien Tony Burke a annoncé que l'Australie avait accordé l'asile à cinq joueuses de l'équipe iranienne féminine de football, désignées comme « traîtres » dans leur pays, de crainte qu'elles ne soient persécutées à leur retour.

Reactions

Le président américain Donald Trump a déclaré que les Australiens « s'occupent déjà de cinq d'entre elles et le reste suivra. Certaines toutefois ont le sentiment qu'elles doivent retourner (en Iran) parce qu'elles ont peur pour la sécurité de leur famille ».

Mehdi Taj avait déjà émis la semaine dernière de sérieux doutes au sujet de la participation de l'Iran au Mondial quelques heures à peine après le début de l'attaque américano-israélienne. « Ce qui est sûr à l'heure actuelle c'est qu'avec cette attaque et cette cruauté, on ne peut pas envisager avec espoir la Coupe du monde », avait-il expliqué.

Et maintenant ?

La participation de l'Iran à la Coupe du monde 2026 est plus incertaine que jamais. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si l'Iran participera ou non au Mondial. Les autorités sportives iraniennes devront prendre une décision finale sur la participation de l'équipe nationale.

La situation est tendue et les conséquences d'une éventuelle absence de l'Iran à la Coupe du monde 2026 pourraient être importantes. Il reste à voir comment les choses évolueront dans les prochaines semaines.