La préfète de police déléguée, Corinne Simon, a annoncé mercredi que plus de 50 commerces ont été fermés dans les Bouches-du-Rhône en raison de leur lien avec des réseaux criminels, selon Le Figaro. Ces fermetures administratives visent des établissements soupçonnés de trafic, de blanchiment ou de recel.

Un an après l'adoption de la loi contre le narcotrafic, les autorités dans les Bouches-du-Rhône ont pu fermer ces commerces, a indiqué Corinne Simon, vantant un bilan « très positif » de la loi adoptée en juin 2025. Elle a rappelé que la législation prévoit des fermetures d'établissements « sur trois volets : trafic de stupéfiants, le volet blanchiment et le volet recel ».

Ce qu'il faut retenir

  • Plus de 50 commerces ont été fermés dans les Bouches-du-Rhône en un an.
  • Ces fermetures administratives visent des établissements soupçonnés de trafic, de blanchiment ou de recel.
  • La loi contre le narcotrafic a été adoptée en juin 2025.
  • Les saisies d'avoirs criminels atteignent 81 millions d'euros sur la même période.

Les fermetures de commerces

Corinne Simon a annoncé que plus de 51 établissements ont été fermés à ce jour, que ce soit des épiceries, des bars. Ces fermetures administratives prononcées par le préfet peuvent aller jusqu'à six mois. Elle a également donné l'exemple d'une salle de sport fermée à Arles : « on a pu prouver qu'il y avait un trafic de stupéfiants qui a provoqué d'ailleurs l'overdose d'une personne », fréquentant cette salle et décédée.

De nombreux garages, notamment autour de l'étang de Berre, au nord-ouest de Marseille, ont été fermés pour recel. « On a pu démontrer que ces garages travaillaient pour la logistique des narcotrafiquants. Soit ils mettaient à disposition des voitures, soit ils maquillaient les voitures » utilisées dans des narchomicides, selon elle.

Les saisies d'avoirs criminels

La lutte des forces de l'ordre contre le narcotrafic a permis la saisie d'avoirs criminels évalués à 81 millions d'euros dans le département. « On était à 10 millions l'année dernière », a-t-elle rappelé, évoquant « sommes d'argent, villas de luxe, voitures et bijoux ». Le chiffre d'affaires de la drogue en France était estimé par les autorités à environ 7 milliards d'euros en 2023.

Et maintenant ?

Les autorités doivent maintenant poursuivre leur lutte contre le narcotrafic et les réseaux criminels. Les fermetures de commerces et les saisies d'avoirs criminels sont des étapes importantes dans cette lutte, mais il reste encore beaucoup à faire pour éradiquer ce fléau. Les prochaines échéances et les décisions attendues seront cruciales pour déterminer l'efficacité de la loi contre le narcotrafic.

En conclusion, la loi contre le narcotrafic a déjà montré des résultats positifs dans les Bouches-du-Rhône, avec plus de 50 commerces fermés et des saisies d'avoirs criminels importantes. Il est maintenant important de continuer à lutter contre les réseaux criminels et à protéger la population.