Dimanche, l'Arabie saoudite, la Russie, et cinq autres pays de l'Opep+ se sont réunis pour prendre une décision cruciale sur leurs quotas de production de pétrole, suite au départ des Émirats arabes unis de l'organisation. L'Opep+, alliance de l'Opep et de dix autres pays producteurs, se retrouve sans les Émirats arabes unis, un membre clé. La réunion en ligne visait à discuter d'une potentielle augmentation des quotas, avec une proposition de hausse de 188 000 barils par jour, partagée entre plusieurs pays.
Ce qu'il faut retenir
- L'Opep+ se réunit pour la première fois sans les Émirats arabes unis
- La réunion vise à décider d'une augmentation des quotas de production pétrolière
- L'Arabie saoudite, la Russie et cinq autres pays envisagent une hausse de 188 000 barils par jour
Impact sur la production pétrolière
Malgré cette augmentation sur le papier, la capacité de production réelle reste incertaine, principalement à cause des tensions au Moyen-Orient. Les exportations des pays du Golfe, disposant de capacités inexploitées, sont entravées par le blocage du détroit d'Ormuz. Cette situation a conduit à un déficit de production par rapport aux quotas alloués, notamment avec une chute de la production à 27,68 millions de barils par jour en mars alors que les quotas atteignaient 36,73 millions de barils par jour.
Conséquences pour les membres de l'alliance
Ce départ des Émirats arabes unis a des répercussions majeures, surtout pour des pays comme la Russie qui voit des prix élevés de l'énergie. Cependant, la difficulté de respecter les quotas actuels persiste, notamment pour la Russie dont la production est impactée par divers facteurs, y compris des frappes de drones ukrainiens. Les pays de l'Opep+ doivent faire face à des défis de production et de respect des quotas, avec des risques de départ d'autres membres comme le Kazakhstan et l'Irak.