Les eurodéputés sont appelés à se prononcer sur un texte présenté par la Commission européenne, visant à assouplir les délais accordés aux fabricants de cosmétiques pour retirer de la vente des produits contenant des substances CMR (cancérogènes, mutagènes ou toxiques).

Ce qu'il faut retenir

  • Le Parlement européen doit se prononcer sur une loi permettant aux industriels de cosmétiques de prolonger les délais pour retirer des produits contenant des substances dangereuses.
  • Les substances classées CMR (cancérogènes, mutagènes ou toxiques pour la reproduction) sont interdites dans les cosmétiques de l'UE.
  • Le texte proposé prévoit des délais allant jusqu'à plus de six ans en cas de dérogation.

L'assouplissement des délais de retrait

Actuellement, les fabricants ont 18 mois pour retirer une substance CMR de leurs produits, avec la possibilité de demander des dérogations en fonction du niveau de dangerosité. La Commission propose d'allonger ces délais jusqu'à deux ans et demi, voire plus de six ans sous certaines conditions.

Un compromis critiqué et approuvé

La Fédération française des entreprises de la beauté (FEBEA) soutient le compromis, considérant qu'il apporte plus de prévisibilité aux industriels. Cependant, l'ONG Générations futures estime que les délais accordés pour maintenir des produits contenant des substances nouvellement classées CMR sont inacceptables.

Et maintenant ?

La décision du Parlement européen sur ce texte pourrait avoir un impact significatif sur l'industrie des cosmétiques et la protection des consommateurs. La surveillance des substances dangereuses reste un enjeu majeur à l'échelle européenne.